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Bonne année 2012 et meilleurs voeux

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En ce début d’année, nous vous souhaitons à tous une excellente année 2012, avec beaucoup de bonheur et de réussite dans vos projets personnels et professionnels.

 

 

Buon Anno e Tanti Auguri

 

Christine et Ali

 

 

Bonnes vacances et Bon Noël à tous!!

 

Bonnes vacances et Bon Noël à tous!! Tour-eiffel-et-mostra-japonaise1-768x1024

 

Notre petite escapade à Paris s’est très bien passée. Avec la Tour Eiffel, en guise de panorama et la cuisine du Sud ouest dans nos assiettes, cela ne pouvait qu’être une réussite!!. 

 

Nous avons été ravis de revoir certains d’entre vous, qui étaient disponibles ce week-end ci. Pour les autres, c’est partie remise, à Rome ou à Paris. Si c’est à Rome, dépêchez-vous, car on n’y sera pas éternellement, malheureusement!!!

 

Les décorations de Noël sont une merveille pour les yeux, alors voici deux photos, une de Paris et une de Rome (comme cela il n’y a pas de jaloux!!), en ces temps de fêtes de Noël.

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 Je vous souhaite à tous de très bonnes vacances et un bon Noël. Attention, pas d’excès!!En ce qui nous concerne, nous partons au Maroc en famille.

 

A très bientôt

Christine 

 

 

Les studios de Cinecittà

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Après l’article sur la haute-couture italienne, voici celui sur le Cinéma!!!.

« Rome accueil » nous a organisé, une fois de plus, une visite originale: celle des studios de Cinecittà.Clin doeil

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une véritable ville dédiée au Cinéma, située à seulement 9 Km du centre de Rome, le long de la via Tuscolana. Crée en 1937, en pleine époque fasciste, sur une idée du Directeur Général du Cinéma Italien de l’époque, Luigi Freddi, le site de Cinecittà s’étend sur 40 hectares et comprend 22 studios d’enregistrement de dimensions variables, mais tous équipés de matériel de haute technologie. L’idée, à l’époque, était de construire le plus grand complexe cinématographique d’Europe, capable de concurrencer Hollywood aux USA. Ce pari fût gagné puisque plus de 3000 films ont été tournés à Cinecittà et que parmi eux 90 ont été nominés pour les Oscars et 47 ont remporté le trophée. De grands réalisateurs de l’Histoire du Cinéma ont tourné à Cinecittà dont Frederico Fellini, Francis Ford Coppola, Luchino Visconti et Martin Scorsese. emoticone

Voici les quelques mots que Coppola et Fellini écrivirent à propos de Cinecittà:

Coppola: « Cinecittà est pour moi comme les studios de cinéma que je connais le mieux, parce que, comme à Hollywood, c’est un lieu où on peut faire des choses et on peut les faire bien ».

Fellini:  » La première fois que j’ai entendu ce nom « cinecittà », j’ai perçu que cette ville était celle où j’aurai voulu habiter et qu’elle ferait partie de ma vie. La ville des actrices, des divas. Une dimension, un rêve de battement de coeur ».

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La première pierre fût posée par Benito Mussolini en 1936 et 15 mois plus tard, il inaugurait Cinecittà. Au début, Cinecittà servait au gouvernement fasciste pour assurer la promotion de films d’inspiration fasciste mais à partir de 1942, les choses changèrent et la chute de Mussolini ne fit que faciliter les choses. 

En 1949, le réalisateur américain, Mervyn LeRoy décide de tourner à Cinecittà une quatrième version de « Quo Vadis », parlante cette fois-ci. Il s’avère que le prix de revient du tournage et de la production de ce film est bien inférieur aux équivalents tournés à Hollywood et ceci va permettre à Cinecittà d’accueillir d’autres grands noms du Cinéma. Cinecittà sera surnommée « Hollywood sul Tevere » et son âge d’Or sera celui entre les années 1950 et 1965. Seront tournés, entre autres, sur le site de Cinecittà, « Hélène de Troie » en 1956, « Ben-Hur » en 1959, « La Dolce Vita » en 1960, « Cléopâtre » en 1962. Puis la mode est au Western Spaghetti avec notamment « Pour une poignée de Dollars » de Sergio Leone en 1964. Frederico Fellini aura été le réalisateur le plus fidèle à Cinecittà puisqu’il aura utilisé pendant plus de 20 ans les studios de Cinecittà pour réaliser ses plus grands fims. Ces derniers « Ginger et Fred » en 1986 et « Intervista » en 1989 en sont la preuve. L’arrivée de la télévision dans les foyers va modifier quelque peu les enjeux et Cinecittà va s’orienter vers la production d’émissions télévisées, de séries et téléfilms. Mais, de grands films continuent a être tourné sur le site de Cinecittà, comme par exemple « Gangs of New-York » de Martin Scorsese en 2002 avec Leonardo Di Caprio et Cameron Diaz. Ci-dessous, le décor des rues New-Yorkaises des années 1850/1860, utilisé pour le film.

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En 1991, Cinecittà accueille l’Eurovision.

En 2002, une miniserie italienne retraçant la vie de Francesco d’Assisi,  »Francesco », est tournée ici à Cinecittà.

Dans la nuit du 9 août au 10 août 2007, un important incendie se déclare dans les studios de tournage de la fameuse série télé   »Rome » et ravage 4000 m2 du site. Les pompiers sauvent à temps les décors historiques de 1958 du film « Ben-Hur ».Cri

En 2008, un épisode de la série anglo-américaine  »Docteur Who », dont l’action se passe à Pompei, est tourné à Cinecittà. Aujourd’hui, ce sont de nombreuses émissions télé et séries télévisées italiennes qui sont tournées ici. Nous avons eu la chance de pouvoir visiter le décor du commissariat de la célèbre série TV italienne « Distretto di Polizia », composée de 11 saisons, comportant chacune une vingtaines d’épisodes. cette série est diffusée sur le canal 5 de la TV italienne.

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On s’y croirait. Archives, bureau, tableau diffusant les portraits des personnes recherchées, tout y est…Si on lève les yeux, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de plafond car les décors sont pensés et réalisés avec l’oeil de la caméra. On ne fabrique que ce qui se verra!!!.

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Le parc de Cinecittà est vaste. Il comporte un certain nombre de bâtiments aux lignes simples respectueuses de l’architecture « rationaliste » de l’époque.

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Les arbres du parc ainsi que les statues et objets divers qui l’embellissent, en font un endroit très agréable. CoolVoici, par exemple la statue d’une tête, située à l’entrée du site de Cinecittà, qui reproduit une scène du film de Fellini « Casanova ».

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De nombreuses routes ( 75 Km de route) sillonnent entre ces bâtiments. La visite commence par une galerie renfermant de nombreux objets dédiés à l’heure de gloire de Cinecittà. 

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On y trouve les affiches des films célèbres tournés à Cinecittà, mais aussi du matériel cinématographiques, des photos, des négatifs, une maquette et une statue du célèbre comique Italien Totò (Antonio De Curtis 1898-1967).

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A la fin de la deuxième guerre Mondiale, cette longue pièce servait d’endroit pour accueillir les nombreux italiens venus tenter leur chance, pour décrocher un rôle de figurant dans un film. Sur les côtés, on remarque des portes qui servaient de vestiaires pour se changer.

Les décors des films étaient imaginés par des architectes ou des artistes des beaux-Arts. Certains dessins des décors ont été conservés, de façon à illustrer au public les différentes étapes avant la réalisation définitive des décors. On peut citer le nom du célèbre décorateur, Dante Ferretti, qui a gagné de nombreux prix internationaux, comme par exemple « Le nom de la Rose » réalisé par Jean-jacques Annaud en 1986.

L’essentiel de la visite de Cinecittà est à l’extérieur. En sortant de la galérie, on peut lire sur un mur, l’inscription « Desinfezione ». Cette inscription remonte à la fin de la seconde guerre Mondiale. Cinecittà, a été un lieu d’habitation pour plus d’un millier de personnes et ceci a duré 5 à 6 ans.

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Puis, on pénètre « dans le ventre » de Cinecittà. Le décor change brutalement. On se retrouve à marcher dans les rues du Paris du 20 ème siècle, avec ses ruelles et ses jolis commerces. Notre Douce France, quoi!!!Cocoriccoemoticone

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On tourne à droite et là, on est dans le décor des rues de New-York de la moitié du 19ème siècle. C’est ici que les scènes de « Gang of NY » ont été tournées.

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Ce qui est amusant, c’est de toucher et cogner de la main ces décors et de voir qu’ils sonnent creux. Il ne s’agit en fait que d’une devanture et on s’en aperçoit bien à la fin de la rue, sur une vue transversale.  Voici l’envers du décor!!emoticone

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Un peu plus loin, de nouveaux décors sont entrain d’être construits, à priori pour un film dont l’action se déroulera à Bologna. Top secret!! C’est pour cela, qu’il construisent des arches, caractéristiques de cette ville.Innocent

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Puis, c’est la pause, avec la visite du décor du commissariat de la série « Distretto di Polizia ». Très réel !!!

La transition est brutale car après le Commissariat, on arrive dans les rues de la Rome antique. Une émission qui aura lieu ce soir se prépare a être enregistrée et un spectacle sera organisé sur cette place de la Rome antique.

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Les décors sont conservés en place, 10 à 15 ans, et doivent pouvoir être réutilisés 5 à 6 fois. Ils ne reproduisent pas exactement un monument donné mais ce sont des prototypes qui s’inspirent de monuments réels. Ils ont pour but de reproduire une ambiance donnée.

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Les pierres semblent dater de l’époque romaine, alors que ce ne sont que des pierres de polystyrène, facile à soulever. Une personne du groupe a essayé. Fastoche!!

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Après la Rome antique, on pénètre dans la Grèce antique, avec de gigantesques pieds, sans tronc. La guide nous explique que cela était volontaire, car la caméra n’avait besoin de filmer que les pieds, alors pourquoi construire toute la statue!!. Encore une fois, on voit bien que les décors sont fabriqués uniquement en fonction des besoins de la scène.

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La rue suivante, on passe devant une catapulte oubliée, qui semble venir d’un autre temps…

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Nous voici dans l’aire moyenâgeuse avec ces maisons caractéristiques et la place, sur laquelle est dressée l’échafaud. Il y a même la corde, prête à recevoir une tête!!. Ces décors ont été utilisés dans la série « Francesco » qui retrace la vie de Saint-François d’Assise.

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La campagne semble n’être qu’à deux pas, mais tout ceci n’est qu’illusion.

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 En face, on a réaménagé le décor pour l’utiliser dans un film tourné l’année dernière et qui se passait à Florence au temps de la Renaissance.

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Les décors sont installés sur le site très rapidement. Par exemple, il a fallu qu’15 jours pour monter toute cette place. La rapidité de montage est importante, car la location du site de Cinecittà a un coût non négligeable.

On passe devant le teatro N°5, dans lequel Fellini a tourné la plupart de ses films après « la Dolce Vita ». Il y a même habité et s’était fait construire un petit appartement au sein du studio N°5.emoticone

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Ses dimensions sont de: 80 m X  40 m. Ce teatro a même servi de décor pour des scènes tournées sur le Vatican, notamment un décor de la chapelle Sixtine et une façade de la Basilique Saint-Pierre, car il est impossible de filmer dans le Vatican. Aujourd’hui le Teatro N°5 n’est pas ouvert à la visite, car se déroule actuellement l’enregistrement d’une émission télé. Nous en visitons un autre, un peu plus petit mais équivalent. Lorsqu’ils ne sont pas occupés, les studios d’enregistrement sont vides et se présentent tous de la même façon; moquette, grand écran, jeux de lumière. La table de l’ingénieur du son et image est impressionnante!!.Faut pas se tromper de bouton…

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Depuis le 29 avril 2011, Cinecittà a ré-ouvert ses portes au public avec la « Cinecittà SiMostra », une exposition sur l’Histoire du Cinéma.

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De petits extraits de films y sont projetés, des costumes et accessoires du Cinéma ayant servi dans les films y sont exposés.

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On peut voir avec étonnement, la présence de l’habit de Michel Piccoli dans « Habemus Papam » de Nanni Moretti, sorti  en mai 2011. Ils n’ont pas perdu de temps…Surprise

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C’est ainsi que s’achève la visite de Cinecittà. L’atmosphère du Cinéma nous a fait rêver un court instant, et ce ne fût que du plaisir…….

Bonne lecture.

Escapade à Capri

christinepanoramaterrasseredim.jpg  derrière moi, le Vésuve….

 Pour les vacances scolaires de la Toussaint, nous avons choisi d’aller nous reposer 4 jours sur l’île de Capri, au large du golfe de Naples.

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Capri fait partie des 3 îles de la Baie de Naples avec Ischia, la plus grande et Procida, la plus petite. Capri mesure 6 Km de long et 3 Km de large. Ce n’est pas une île volcanique mais sa géographie accidentée et sa végétation luxuriante lui confère un charme fou.Cool A seulement 5 Km de la Pointe de Capanella, située sur la péninsule de Sorrente, Capri a séduite un certain nombre de personnalités et ceci depuis tous temps. Les Empereurs romains Auguste et Tibère succombèrent à son charme.  Il n’y a pas qu’eux d’ailleurs !!!. Les touristes affluent chaque année pour admirer la beauté de ces paysages sauvages et profiter du climat agréable de Capri. C’est d’ailleurs devenu un endroit très prisé l’été et les prix des hôtels et des restaurants s’en font sentir. Comme la côte Amalfitaine, l’arrière saison est une période propice à la visite de Capri. 

Historique:

Capri n’a pas toujours été détachée du continent. Durant l’Antiquité, elle était le promontoire de la Péninsule de Sorrente et ce n’est que depuis 10 000 ans, qu’elle est devenue une île. D’après des fouilles, la présence de l’homme sur l’île remonterait à la période du Paléolithique inférieur, c’est-à-dire il y a 400 000 ans. Les premiers habitants de l’île furent les colons Grecs, qui fondèrent Cumes en – 800 avant JC. Au Vème siècle avant JC, Capri n’est plus sous la gouvernance de Cumes mais elle est rattachée politiquement à la ville Grecque de Neapolis (future Naples).  A l’époque Romaine, Capri était un lieu de Villégiature. Octavien, devenu le premier Empereur romain connu sous le nom d’Auguste, en fait sa propriété  privée. Elle sera son lieu de résidence privilégiée et ceci jusqu’à sa mort en +14 après JC. Tibère, le successeur d’Auguste, continua la politique de Bâtisseur initiée par son prédécesseur, et y fit construire 12 Villas. Il s’installera définitivement à Capri entre l’an +27 et +37 après JC, entouré de Philosophes Grecs et d’Astrologues Babyloniens. La Villa Jovis, que l’on peut visiter, est un des témoignages de l’histoire romaine à Capri. Les nombreuses grottes qui jalonnent  la côte de Capri étaient à l’époque romaine décorées de statues, les transformant ainsi en luxueuses Nymphées. Ces endroits constituaient des lieux idéals pour les orgies de jeunes gens au temps de Tibère.

L’origine du nom « Capri », donné à l’île, diffère selon les sources. Certains pensent que le nom a une origine italique et dériverait du latin « capreae » qui signifie « chèvres ». En effet, la présence de nombreuses chèvres sur l’île constituait un élément caractéristique du paysage de Capri et encore aujourd’hui, on peut en apercevoir en totale liberté, faisant la sieste sur les rochers, bercées par la brise marine. Ceci est cohérent avec le fait que l’île, déficiente en eau et en terrains cultivables, avait une économie qui reposait essentiellement sur l’élevage de chèvres. Pour d’autres, « Capri » ne viendrait pas du latin mais du grec « Kapros » qui signifie « sanglier ». L’île aurait hébergé un bon nombre de sangliers, il y a bien longtemps… Moi, je crois plutôt à la première version, car des chèvres j’en ai vu…… 

Au cours du 19 ème siècle, l’île a de nouveau fait parler d’elle. Elle a accueilli  Jean Cocteau, Maxime Gorki, Oscar Wilde, Pablo Picasso et le médecin écrivain suédois Axel Munthe.

Voici quelques circonstances pour lesquelles ces personnalités ont séjourné à Capri:

Maxime Gorki (1868-1936), écrivain russe soviétique engagé politiquement aux côtés des révolutionnaires Bolchéviques, s’exilera à Capri entre 1906-1913, pour des raisons de santé mais aussi pour échapper à la répression croissante en Russie.

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Gorki accueilli Lenine durant son exil.

Oscar Wilde, écrivain, poète et dramaturge Irlandais, eu une fin de vie dramatique. Accusé d’homosexualité, il fut condamné à deux ans de travaux forcés. En effet la loi de 1885, interdisait cette pratique, qui était sévèrement punie. A sa sortie de prison, il se réfugia un moment à Bergeval en Normandie puis retrouva son amant à Rouen.

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Ils fuirent la France et partirent en Italie dans la Baie de Naples et à Capri en 1897, pour y savourer leur amour interdit. Mais une fois retrouvé, il sera ruiné et Wilde finira sa vie tragiquement, sans le sous.

L’écrivain Toscan, Curzio Malaparte, tomba amoureux de la baie de Naples et de Capri.

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Il  fît bâtir sur une falaise à Capri, une maison de couleur Rouge « pompéien » à la forme d’une enclave de marteau avec au sommet un demi arc blanc représentant la faucille. Ce chef d’œuvre du rationaliste italien, visible de mer comme de terre, est actuellement une Villa privée et ne se visite pas.

Donc en conclusion, Capri était une destination idéale pour s’isoler, se cacher. C’était aussi un lieu approprié pour la convalescence lors des épisodes de tuberculose. Mais Capri a su séduire aussi un bon nombre de personnalités, qui après être tombé amoureux de l’île, ont décidé de s’y installer. 

Notre séjour:

Nous sommes partis de Rome en voiture, direction le port de Naples, où de nombreuses liaisons maritimes sont proposées. Après avoir garé la voiture sur le Parking surveillé du port (15 euros/jour), nous avons pris « l’hydrofile », qui est la navette maritime rapide, pour atteindre en 40 minutes les côtes de Capri.

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On arrive au port de Marina Grande, sous le soleil faiblissant de la fin de journée.

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Capri possède deux villes, séparées de quelques kilomètres : Capri, la maritime et Anacapri, la montagnarde.

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Un funiculaire relie le port de Marina Grande au cœur de la ville de Capri.

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A la sortie du funiculaire, on découvre la Piazza Umberto I, surnommée la Piazzetta, ouverte sur un magnifique panorama dominant le port.

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Notre hôtel, Capri Tiberio Palace (Via Croce, 11-15, tel:+390819787111, www.tiberiopalace.com), se trouve à 5 min à pieds de la sortie du funiculaire. C’est un hôtel 5 étoiles équipé d’une salle de gymnastique, d’une piscine extérieure et intérieure ainsi que d’un Spa.

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La décoration intérieure, est par ailleurs très sympathique!!

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Nous avions attendu le dernier moment (la veille) pour réserver afin de bénéficier d’une réduction significative. Nous avons été accueillis chaleureusement avec un verre de citronnade. Les chambres, spacieuses, possèdent une belle terrasse avec vue sur la mer.

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Très bonne adresse!!! Aussitôt installés dans nos chambres, nous enfilons les peignoirs pour une séance Spa détente. Il n’y a pas de temps à perdre!!! On essaye le Hammam, le Sauna, les différentes douches avec jet masseur…Cela fait du bien de se faire plaisir emoticone. Les filles adorent….Le soir, on cherche un petit resto sympa, à un prix très raisonnable, compte-tenu de Capri. On en trouve un, par hasard, mais finalement il s’avéra être le meilleur restaurant qualité/prix que l’on ait trouvé à Capri (Verginiello, Via Lo Palazzo, 25 Tel: 0818370944).

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Le fait qu’il n’y ait pas de voiture rend Capri très calme, surtout le soir, quand les touristes venus pour la journée, repartent avec le bateau. Comme les chemins ont tendance à grimper, les Capresi utilisent des petites voitures électriques, pour transporter les valises, les courses et même les personnes âgées.

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Une des particularités de l’artisanat de Capri est la fabrication de sandalettes décorées de pierres de toutes les couleurs. Un vrai régal pour les yeux!!

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Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner copieux, nous essayons la salle de gymnastique. L’idée était de regarder la finale de la Coupe du monde de Rugby (France-Nouvelle Zélande) en pédalant ou en courant sur un tapis roulant. Mais malheureusement la chaîne TV sur laquelle était diffusée le match ne faisait pas partie de la liste des chaines accessible depuis les machines. En ce dimanche, était diffusée la messe donnée par le Pape à Rome, ce qui n’est pas vraiment comparable!!! Donc, Ali  a regardé le match dans la chambre pendant que moi, j’ai pédalé avec le Pape…emoticone. En fin de matinée, nous sommes partis en balade dans les environs de Capri. Le temps était très ensoleillé. La visite de l’île a commencé par la Villa Lyris encore appelée Villa Fersen (Via Lo Capo).

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« Lysis » rend hommage à Liside, disciple de Socrate, mentionné dans l’un des dialogues avec Platon. Cette Villa fût construite en 1905 sur le terrain non loin de la Villa Jovis de Tibère dont on sait qu’elle était reliée à sa « grotte des plaisirs ». La vue sur le port de Marina grande est impressionnante.

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 Initialement appelée « la Gloriette », elle fût dédiée à  » la jeunesse d’Amour ». Le jeune baron aristocrate, Jacques d’Adeswärd-Fersen, écrivain et poète français, acheta le terrain de 12 000 m2 et c’est son ami architecte, Edouard Chimot, qui dessina la Villa. A la fin de ses études à Paris, il fût accusé d’un scandale sexuel (tableau vivant avec des jeunes garçons nus) et dû faire 6 mois de prison ferme. A sa sortie, il s’exila à Capri et y vécu avec son amant, Nino Cesarini, jusqu’à la fin de sa vie en 1923.

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Fersen avait découvert l’opium à l’occasion de son voyage à Ceylan, alors que sa Villa était en cours de construction et c’est d’overdose de cocaïne/opium/champagne qu’il mourût à l’âge précoce de 40 ans. La visite de la Villa de 450 m2, comprend le salon et la bibliothèque au rez-de-chaussée ainsi que les chambres situées à l’étage.

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Les terrasses en majolique (faïence italienne du XVI ème siècle) offrent une vue à couper le souffle sur le Vésuve et la péninsule de Sorrente.

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La pièce du bas appelée « salle chinoise » comporte des inscriptions décoratives chinoises en or. C’est ici qu’il s’isolait, seul ou accompagné, pour fumer l’opium.

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A sa mort, Nino, son amant, hérita de la Villa Fersen mais celui-ci n’en voulu point et la céda à sa soeur. Finalement, c’est l’État Italien qui fût propriétaire de la Villa en 1985. Un an plus tard, la Fondation Lysis fût crée et les travaux de restauration, financés conjointement par la Fondation et la Municipalité de Capri purent commencer en 1990. Actuellement, la Villa Fersen est ouverte au public et très prochainement un musée y sera consacré.

 Voici deux poêmes écrits par Fersen:

  Rêves

La douceur moite et claire de tes lèvres câlines

A laissé sur ma bouche une saveur de fruit,

Qui torture et fait naître au milieu de la nuit

Comme de très vagues appels de mandolines.

Je me sens triste et seul et j’ai besoin de toi.

Comme un enfant malade a besoin de sa mère

Et si Dieu le voulait, pour toute lumière

Qu’il m’accorde tes yeux, luminaires de foi !

Par instant, la douleur, dans l’ombre évocatrice;

Se réveille, semblable au spectre de la mort,

Et mes mains sont sans force, et mon âme s’endort

Brisée par ta Beauté pourtant libératrice !

Jacques Adeswärd-Fersen, L’Hymnaire d’Adonis,Paris, Librairie Léon Vanier, 1902, p. 45

Ce matin j’ai révé 

Ce matin j’ai rêvé près des fleurs du jardin,

Et ma peau a gardé l’odeur des fleurs légères,

Respires-en sur moi la douceur éphémère,

Nos baisers sembleront des perles en écrin.

Ce matin j’ai rêvé près de l’eau murmurante,

Où luisaient des bijoux qui tombaient du soleil,

Et mon amour pour toi, à ces bijoux pareil,

Frissonne dans mon coeur sa chanson enivrante.

Ce matin j’ai rêvé sous les grands arbres verts,

Et la brise en passant se vêtissait de soie, J’en ai gardé la lente et délicieuse joie, Et pour toi mon désir est un ciel entr’ouvert.

Ce matin j’ai rêvé près des maisons désertes,

Ton sourire est venu comme pour les vêtir,

Des fleurs de ma passion et des fleurs du désir,

Que respirait mon âme au seuil des portes vides.

Jacques Adeswärd-Fersen, L’Hymnaire d’Adonis,Paris, Librairie Léon Vanier, 1902, p. 85-86.

Après cette visite, nous nous sommes dirigés vers la Villa Jovis de Tibère.

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Le chemin, très agréable, permet de serpenter entre les petites maisons blanches pittoresques de Capri. On voit l’Ile d’Ischia, au loin.

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Les jardins verdoyant renforcent le sentiment de quiétude qui règne aux alentours.

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En cette période automnale, les couleurs sont flamboyantes.

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Dans les jardins, on peut voir des Curbitacées sécher, suspendus aux arbres ou sur des fils en hauteur. J’ai trouvé cela très décoratif!!emoticone 

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Sur le passage, on visite le Parc Naturel, qui offre un panorama à 180 °. On peut y voir, » i Faraglioni », le symbole de Capri,

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 mais aussi la péninsule de Sorrente.

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La masse imposante de la Villa Jovis (7000 m2) se situe à deux pas d’ici, un peu en hauteur, sur le Mont Tibere. Sa position panoramique dominante a sûrement été stratégique.

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Sa construction remonte au I et II siècle après JC. On peut encore y voir les 4 grandes citernes d’une capacité de stockage de plus de 8000 m3 d’eau et dont la position centrale dans la Villa rendait le quotidien surement plus pratique.

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Comme je vous le disais un peu avant, l’eau douce faisait défaut sur l’île et ce stockage important était nécessaire pour les besoins du palais impérial. Du haut de la Villa, on domine la péninsule du Sorrente et le golfe de Naples.

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Après la visite, nous nous restaurons dans un Bar avec terrasse (Le Jovis). Au programme, de délicieuses salades et panini, après un bon jus d’orange naturel.

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De quoi, nous requinquer!!emoticoneLes filles fatiguées décident de rentrer à l’hôtel se reposer et profiter de la piscine et du Spa. Ah, la jeunesse, c’est plus ce que c’était!!emoticone Nous, nous préférons profiter de cette belle journée pour faire une autre promenade, le long de la côte.

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Le chemin descend en direction d’un Arc Naturel qui nous laissera sans voix.

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De nombreuses marches, qu’il vaut mieux descendre que monter, nous mènent à la Grotte di Mattermania.

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Puis, nous passons entre les Villas juchées dans un décor de rêve. La vue sur la Villa Malaparte est stupéfiante.

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Cette Villa, de couleur rouge « Pompéen », au design très particulier semble épouser, à la perfection, la falaise. Elle a été construite en 1937 par l’architecte Italien Adalberto Libera pour Curzio Malaparte (1898-1957), un écrivain Toscan, engagé politiquement auprès du parti Fasciste. Il dira à son architecte : »Faites-moi une maison comme moi ». La forme de la maison est celle de l’enclave d’un marteau et au dessus se dresse le demi-cercle blanc représentant la faucille. Vous l’aurez compris, ce sont les symboles du rationalisme Italien. Cette Villa servit de cadre pour le film de Jean-Luc Godart « Le Mépris » (1963) avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli. Son ami, Raymond Guérin, dira de Malaparte « c’est un écrivain qui se bat et qui ose dire ce qu’il faut dire ».

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En continuant le petit chemin, on découvre les fameux « i Faraglioni » . « i Faraglioni » signifie « les récifs » en français. Ces célèbres rochers se trouvent sur la côte sud orientale et émergent de la mer. On en dénombre 3 qui s’appellent: 

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Stella (111 mètres de haut): celui le plus proche de la terre.

Faraglione (81 m), au milieu. Scopolo (105 m), le plus éloigné de la terre.La balade débouche sur le belvédère de Tragara, qui nous offre une vue magnifique sur Marina Piccola et sur « i Faraglioni » , vus de derrière, cette fois-ci. Eh oui, vous l’aurez compris, on ne se lasse pas de les admirer!!!

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Au niveau du belvédère se trouve un hôtel 5 étoiles (hôtel Tragana), que nous avons visité par simple curiosité.

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Il est  très sympa également mais attention, en cette période de l’année, beaucoup d’hôtel ferment leur porte et celui-ci s’y préparait. Une ruelle nous ramène dans le centre de Capri. Une bonne citronnade nous rafraîchit.

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Pour le dîner, on nous conseille le restaurant « Da Giorgio », Via Roma, 34 (Tel: 0818370898) et effectivement c’est une bonne adresse. Le poisson y est excellent.

Le lendemain, la pluie ne cesse de tomber du matin jusqu’au soir, et pas un petit crachin normand!!!. Le paysage, vu de la chambre est tout autre qu’hier et la visibilité quasi néant.Cri  Nous décidons de profiter de l’hôtel avec séance de gymnastique, piscine, Spa, lecture et TV au programme, pour tous. Une journée de farniente…. Appréciable également de temps en temps.

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A 14h30, la faim nous pousse à sortir de notre cocon douillet. Difficile de trouver un restaurant encore ouvert à cette heure tardive!!. Aussitôt mangé, on retourne à l’hôtel. Très fatiguant comme programme…emoticone

Anacapri est reliée à Capri par un service de bus. Un peu moins de 10 min sont nécessaires pour arriver sur la Piazza centrale, Vittoria, d’Anacapri. Il existe aussi des taxi, qui peuvent se transformer en décapotable quand le temps le permet.

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 Le soir, on décide de dîner à Anacapri, pour changer un peu. Le restaurant « Barbarossa », Via porta, 5 (Tel 0818371483) propose des plats typiques et variés à des prix nettement inférieurs que ceux pratiqués sur Capri. Excellente adresse!!!

La journée du mardi s’annonce plutôt bien.CoolLe soleil est présent et on décide d’aller faire le tour de l’île en bateau. On descend, cette fois-ci, à pied par le sentier de Truglio.

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 A Marina grande, on trouve un loueur privé, qui nous offre ses services. On négocie le prix et nous voilà prêts à embarquer.

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C’est son fils âgé d’une vingtaine d’années qui nous fait la balade. Le bateau est plutôt spacieux, la mer calme mais le gamin a la fâcheuse manie d’avoir les yeux rivés sur son téléphone portable pour écrire des sms (sûrement à sa petite copine!!) et lire les réponses. Cela le fait sourire, mais moi, je préférais qu’il se concentre sur sa mission: nous ramener à bon port!!!emoticone

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Le tour de l’île prend environ 2h30. La balade commence avec la sortie du port de Marina grande et cette sculpture érigée en signe de bienvenue aux visiteurs de Capri.

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Puis les grottes se succèdent.

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Elles portent différents noms et notre capitaine n’hésite pas à rentrer le bateau à l’intérieur, pour les admirer de plus prêt.

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 Il est très à l’aise avec les manoeuvres et ceci me rassure complètement. Il a du faire cela depuis qu’il est tout petit  et connaît parfaitement son bateau, car des fois, cela passe tout juste!!!emoticone A fleur d’eau, le long de la paroi rocheuse, on peut voir des boules orange de corail.

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Les parois rocheuses présentent des dégradés de couleur.

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On passe devant l’Arc naturel juché en hauteur

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 et la maison de Malaparte, que l’on repère très bien, compte-tenu de sa couleur et de sa forme.

Notre balade se poursuit entre les Faraglioni (spectacle inoubliable!!) avant de gagner Marina piccola.

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Le seul point d’amarrage est déjà occupé par un bateau.

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On ne pourra donc pas s’arrêter cascrouter!!. La côte sud de l’île, héberge encore de nombreuses grottes, comme Grotta Azzurra piccola, qui nous offre ses eaux turquoises.

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Puis, nous passons devant le phare à Punta Carena (Anacapri).

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Arrivés devant la Grotta Azzurra, les petites barques attendent les visiteurs, moyennant la modique somme de 15 euros/personne. Nous boycottons la visite car le prix est exorbitant à notre sens. On achètera une carte postale, ça ira bien comme cela!!!

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Arrivés au port de Marina Grande, on prend un bus qui nous ramène au centre ville de Capri.

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Les filles décident de revenir à l’hôtel et avec Ali, on se dirige vers Anacapri.

Le petit village d’Anacapri est bien différent de sa rivale (Capri). Plus modeste et plus calme, il renferme cependant des points d’intérêt non négligeables. En se promenant dans ses ruelles, on passe devant la Casa Rossa, aux allures orientales.

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Celle-ci a été construite entre 1876 et 1899 par le Colonel Americain  J.C. Mackowen, qui en choisit la couleur « Rouge brique ». Elle entoure la Tour Aragonaise édifiée par les habitants d’Anacapri au milieu du 14ème siècle, comme défense de leur agglomération. Mackowen l’orna de multiples pièces archéologiques. Un peu plus loin sur la piazza San Nicola se situe la Chiesa di San Michele, célèbre pour son sol en majolique racontant l’épisode de l’expulsion d’Adan et Eve du paradis terrestre.

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La végétation, les fleurs et les animaux aussi bien connus que fantastiques comme la licorne sont merveilleusement peints. Cette fresque date du 18 ème siècle et constitue un véritable chef d’oeuvre.

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Sur les piazzetta, les enfants, sortis de l’école, jouent au ballon. Les parents, eux, discutent sur les bancs. Anacapri est, de ce point de vue, plus authentique que Capri emoticone.

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Nous n’aurons malheureusement pas le temps de visiter la Villa-musée San Michele d’Axel Munthe (1857-1949), médecin et écrivain suédois, qui s’installa à Capri.

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De retour à l’hôtel, nous retrouvons les filles et munis de nos bagages, nous nous dirigeons vers le funiculaire pour prendre le bateau pour Naples. Un dernier coup d’oeil nostalgique sur Capri avant d’embarquer.

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Contrairement à Hervé Vilard, j’espère que j’y retournerai un jour…emoticone

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http://www.paroles-chanson.org/Nom.Chanteur/Herve.Villard.Capri.htm

Je suis allée visionner le clip de la chanson d’Hervé Vilard « Capri, c’est fini », qu’il a écrit à l’âge de 19 ans et qui a été un véritable tub. Le clip est tourné, non pas à Capri, mais autour d’un des châteaux de la Loire, lieu symbolique du romantisme français. Et vous verrez, qu’à l’époque, les clips étaient beaucoup plus « soft » que de nos jours.. 

Sites utiles pour informations diverses:

http://www.capri.net

http://www.buongiorno-italie.com/Capri.php

Bonne lecture…

La Fondation des soeurs Fontana

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Avant de devenir la  fondation Micol Fontana, ce lieu enchanteur, fût celui d’une maison de haute couture réputée mondialement. L’histoire de cette maison remonte au début du XX ème siècle. A cette époque, Paris était la Capitale de la mode. Les trois sœurs Fontana, Zoe, Giovanna et Micol, originaires d’un petit village (Traversetolo) près de Parme, avaient appris la couture selon la tradition familiale. Zoe, l’aînée avait décidé de prendre son destin en main et comme les trois soeurs étaient très soudées, elles décidèrent de s’installer dans une grande ville pour travailler ensemble.

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Dotées d’un caractère fort et d’une intelligence exemplaire, les sœurs Fontana ont quitté la province de Parme pour aller s’installer en 1936 à Rome. Pourquoi ont-elles choisi Rome ?? En fait, elles hésitaient entre Rome et Milan et c’est le Hasard qui a décidé pour elles. Zoe avait dit qu’une fois arrivées à la gare de Parme, elles prendraient le premier train qui partirait, et le premier train fût celui pour Rome. Mais, vous verrez le hasard a bien fait les choses.. Elles s’installent tout d’abord via Veneto, quartier réputé, à l’époque, aristocratique. Elles y pratiquent la couture pour les riches aristocrates et se font connaître petit à petit. Leur travail soigné sera à l’origine de leur réputation. La  seconde guerre mondiale éclate et elles décident alors d’acheter une grande maison de campagne à Via Flaminia. Ainsi, elles troquent leurs produits fermiers contre du tissu qu’elles vont acheter à Côme. Rome, est une ville qui attire de nombreux acteurs et producteurs américains et ceci va contribuer au succès des sœurs Fontana. En 1943, elles fondent leur atelier de couture. L’évènement déclencheur de leur succès a été la commande de la robe de mariée de Linda Christian à l’occasion de son mariage à Rome en 1949, avec le célèbre acteur Tyrone Power.

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 Le couple est même reçu par le Pape Pie XII. Le monde entier a les yeux rivés sur la magnifique robe de mariée que portait Linda Christian, ce jour-ci. Cet évènement médiatique international a contribué au succès de l’atelier des soeurs Fontana.   Dès lors, les commandes de robes de mariée, de soirées pour des personnalités très connues du monde du spectacle et de la haute société internationale, vont se multiplier et les sœurs Fontana vont donner leur nom à la maison de haute couture la plus réputée d’Italie.

 lateliersoeurs.jpg Rome devient ainsi une « città della moda ». Quelques exemples pour illustrer ces propos.Frederico Fellini leur demandera d’être les costumières pour la robe d’Anita Ekberg dans le célèbre film « La Dolce Vita ». 

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Audrey Hepburn, comme Linda Christian, commande sa robe de mariée à l’atelier des soeurs Fontana en 1952, mais finalement renonce à se marier  (elle en aime un autre!!!) et fait don de sa robe aux sœurs Fontana. 

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Chaque année, la maison de haute Couture Fontana, avait pour coutume d’offir une de ses robes de mariée à une femme qui n’avait pas les moyens de s’acheter une telle robe. Ce cadeau avait lieu à la Sainte Caterina, le jour de la fête des couturières.

Liz Taylor, Ava Gardner, Jaqueline Kennedy, Joan Collins, la princesse Soraya, Ursula Andress, Grace de Monaco et Monicelli ont fait parties des personnalités féminines habillées par les sœurs Fontana.

Ava Gardner fût certainement la plus fidèle cliente des soeurs Fontana. Elles s’étaient liées d’une amitié sincère. Connues pour avoir joué dans les fims « Pandora » en 1951, « La Contessa Scalza » en 1954, la plupart de ses robes étaient réalisées par l’atelier des soeurs Fontana.

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En 1957, l’atelier est transféré au 6 via San Sebastianello, piazza di Spagna. Ce lieu est aujourd’hui celui de la Fondation Micol Fontana que nous avons visité.

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Quelques anecdotes racontées par Luisella, la belle fille de Giovanna, qui nous a fait une visite mémoriale…

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Grace Kelly a fait faire une robe de soirée en 2 jours et 2 nuits. Toutes les ouvrières de l’atelier étaient réquisitionnées pour livrer la robe dans les temps.

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C’est le mari de Jaqueline Kennedy qui choisissait sa garde-robe en un instant.

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Liz Taylor, diva hollywoodienne des années 50/60, a egalement commandé des robes chez les soeurs Fontana. Elle avait une passion pour les bijoux (diamants) et pour les hommes (elle s’est quant même mariée 8 fois et a eu 7 maris différents!!). 

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La princesse de Perse, Soraya, a commandé une robe de soirée d’un bleu de Chine intense avec de magnifiques broderies dorées.

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Les sœurs Fontana avaient bien compris, que les femmes avaient besoin pour se sentir belles physiquement, de se sentir bien dans leur tête. Pour cela, dans les cabines d’essayage appelées « confessionnels », les femmes se déshabillaient physiquement mais aussi mentalement. En se livrant, elles se libéraient ainsi de leurs coquilles et de leurs petits problèmes associés. Elles pouvaient ainsi devenir plus fortes, donc plus belles et par conséquent plus épanouies et heureuses.emoticone

Ava Gardner en 1956 porta une robe très particulière « il pretino », réalisée par les sœurs Fontana à partir d’un dessin original d’habit de Cardinal. Cette robe fît scandale à l’époque.  

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Zoe, l’aînée des sœurs Fontana,  prit l’initiative d’unir l’Art de la peinture à celui de la Mode. Ainsi, elle organisa un concours de peinture, dans le but d’imprimer le motif de la toile du vainqueur sur du tissu de grande qualité à Côme, pour ensuite en élaborer une robe. Des toiles de Miro et Matisse furent ainsi déclinées en robe de Maîtres.

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A partir de 1960, les soeurs Fontana lançèrent une ligne de prêt à porter et la haute couture prit fin en 1972. Elles se spécialisèrent en accésoires et le parfum « Micol » vit le jour en 1991.

En 1992, les finances sont au plus bas et les ateliers Fontana décident de fermer. Micol, l’une des deux soeurs encore en vie, crée en 1994, la Fondation Micol Fontana.

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Ses rôles sont multiples. Tout d’abord, elle constitue un véritable patrimoine historique en ayant conservé plus de 200 habits entre 1940 et 1990.

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De nombreux croquis originaux et photographies de l’époque où l’apogée de la maison Fontana était à son maximum, ont été conservés.

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Elle organise des séminaires de Mode pour former les générations futures à la création et à la confection de robes de haute couture, d’une délicatesse extrême.

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Des visites guidées de l’établissement ainsi que des expositions dans des musées internationaux ont pu voir le jour grâce à l’existence de cette fondation. 

L’avenir de la Fondation Micol est menacé. Micol est aujourd’hui, âgée de 98 ans.

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J’espère qu’une solution sera trouvée pour conserver et faire vivre ce lieu mythique

Nous avons été ravies de partager un moment avec Luisella qui nous a fait revivre de grands moments historiques, dont j’ignorais tout puisque je n’étais pas encore née….

Deux films ont été tournés en Italie pour retracer la vie passionnante des soeurs Fontana. Ils ont été diffusés sur la chaine de télévision Italienne Rai 1, les 27 et 28 février 2011. Les titres sont « Atelier Fontana » et « Le Sorelle della Moda ».

Le site de la fondation Micol est egalement très bien fait, vous pourrez y trouver de nombreuses archives.

 www.micolfontana.it

Pour terminer, voici la photo de notre groupe de visite dans les ateliers des soeurs Fontana.

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Ce fût « un piacere »….Sourire

Grazie ancore Luisella!!.emoticone

Les appartements impériaux et les jardins du Quirinal

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SourireJ’ai eu la chance de faire mi-juin cette visite des appartements impériaux et du jardin du Quirinal. Complémentaire à la première visite du Palais du Quirinal, dont vous retrouverez les détails dans l’article que j’avais rédigé en novembre dernier à l’adresse suivante (http://famillenouri.unblog.fr), elle nécessite également un permis spécial. Le Quirinal, je vous le rappelle, est le siège officiel de la Présidence de la République d’Italie. 

 

Les appartements impériaux sont situés dans l’aile du Palais qui longe la via XX settembre. Ils ont été spécialement aménagés, décorés et meublés afin de recevoir les monarques et chefs d’État étrangers. Au nombre de deux, chaque appartement comprend 8 pièces. Ainsi, lorsque le Président de la République Italienne invite un couple d’une nation étrangère, l’homme et la femme, ont chacun leur appartement Clin doeil. Les appartements impériaux ainsi que les pièces qui leur sont rattachées sont organisés les uns à la suite des autres, tel un fil conducteur. Vous passez ainsi d’une pièce à l’autre. On les appelle d’ailleurs « manches longues », car ils prennent toute la longueur.

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La première salle est aujourd’hui dédiée à l’échange de cadeaux entre le Chef d’État invité et le Président de la République d’Italie.

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Les 12 fauteuils qui décorent cette pièce proviennent de Palais Vénitiens. Chaque fauteuil est unique. Réalisé dans un bois dur (le Buis), il comporte en guise de décoration, des sculptures des signes du Zodiaque.

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Comme vous le savez sûrement, le Quirinal a été la résidence des Papes jusqu’en 1870 . Il fût complètement vidé à leur départ et le Quirinal a dû être entièrement remeublé. Des meubles venus de différents endroits d’Italie, ont donc contribué à l’embellissement de ce Palais. Par exemple, les fauteuils et canapés fabriqués en France et destinés en premier lieu au Palais de Parme, ont finalement été déplacés jusqu’ici. Les tapisseries françaises, fabriquées aux Gobelins, se trouvaient elles aussi dans le Palais de Parme. Les décorations au dessus des portes proviennent du Palais royal de Turin.

 

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La pièce suivante comporte des panneaux laqués chinois originaux, spécialement réalisés pour les appartements impériaux du Quirinal. Les chinoiseries étaient déjà à la mode en Italie. Au plafond, on trouve un miroir peint à la Japonaise. Le Japonisme français était lui aussi en vogue.

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Dans cette salle, on admirera 4 meubles d’une importance sans pareille. Réalisés par un artiste piémontais, Pietro Pifetti, ils étaient auparavant, dans le Bureau de l’Empereur d’Allemagne, avant de venir au Palais du Quirinal. La technique de marqueterie est appliquée ici en présence de divers matériaux nobles: le bois de palissandre, l’ivoire, l’os, la tortue et le nacre. 

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Les pieds, éléments décoratifs de cette salle, servaient à l’époque à soutenir les statues de Pluton et Proserpine et de l’Archange Michel, actuellement exposées au musée Pitti à Florence et au musée de Monaco.

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La chambre à coucher pour les chefs d’État, est certes grande et très jolie, mais le lit n’a pas des dimensions exceptionnelles. Il est même plus petit que certains lits de grands hôtels. Un peu décevant…..Mecontent

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La commode de la chambre est Française. Cocoricco!!!emoticone

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Les meubles qui servent de dressing ont été réalisés sur commission de la Duchesse de Parme.

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Dans cette salle, des panneaux de soie chinoise peinte datent du milieu de XVIII ème siècle. Ils représentent des paysages et certains visages sont réalisés à l’aide de pochoirs. Les couleurs sont minérales et végétales.

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Voici un autre salon et toujours de merveilleux plafonds peints

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Et voici la chambre à coucher du second appartement. Les meubles de Turin ont été conçus spécialement pour conserver l’harmonie de cette pièce. Les papiers peints sont sur panneaux et la fresque au plafond réalisée en 1893 représente « L’aurore du matin » .

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D’autre salons somptueux se succèdent.

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Un dernier salon contenant des meubles (table et fauteuils) en verre de Murano de couleur verte, sont d’une grande valeur.

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La visite des appartements se termine par un long couloir de 220 mètres de long, avec au fond la porte d’entrée des appartements privés du Président de la République d’Italie.Sourire

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De ce couloir, on peut s’imprégner de la verdure que nous offrent les jardins du Quirinal.

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La salle de la Serre, qui clotûre la visite, permet la liaison entre les appartements impériaux et le grand salon. Auparavant, elle n’était pas fermée mais se présentait sous la forme d’une terrasse couverte grâce à des colonnes qui supportaient le toit.

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En redescendant, nous contemplons les fresques peintes sur les plafond du couloir extérieur.

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La garde républicaine constituée de gardes suisses nous attend en bas. Ces hommes nous apparaissent comme des géants.emoticone

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Des critères très stricts sont nécessaires pour entrer dans ce corps de métier. La taille en fait partie: 1m90 minimum.

Nous nous dirigeons vers les jardins du Quirinal, accompagnées du jardinier officiel.

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Au temps où le Quirinal était la résidence d’été des Papes, le terrain qui appartenait au Cardinal d’Este, ne contenait que des vignes.

Aujourd’hui, les jardins comptent environ 4 hectares et ont été réalisés par Girolamo da Carpi et Tommaso Ghinucci.

Trois types de jardins y sont représentés:

Le jardin des palmiers, le jardin à l’Italienne et le jardin à l’anglaise avec son célèbre Coffee house.

Le jardin des palmiers renferme plus de 14 espèces différentes de palmiers. L’essentiel  des palmiers sont des femelles mais le Quirinal héberge cependant un mâle. Il doit être bichonné celui-ci!!!emoticone

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Le jardin à l’Italienne renferme la fontaine aux dauphins et tortues de Bernini et la fontaine aux dragons ainsi que de nombreuses statues.

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Les sarcophages, présents dans l’allée qui leurs ait consacrée, ont été longtemps utilisés comme pots pour les fleurs Surprise, mais les beaux-Arts ont interdit cette pratique.

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La fontaine des trois baigneuses, réalisée par le sculpteur Giulio Monteverde sur demande du Roi Umberto I, était auparavant au Palais Royal de Caserta (près de Naples). Elle embellît aujourd’hui les jardins du Quirinal.

 

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Derrière, on aperçoit la Coffee House, de style anglais, construite par l’Architecte Ferdinando Fuga en 1741. Elle ne se visite malheureusement pas. La vue de la terrasse était imprenable, parait-il!!!.

Le jardin abrite quantité d’arbres centenaires tels que Platanes, Ginkgo biloba, Sequoia, Magnolia et Araucaria de Bolivie dont les pommes de pin atteignent 5 kg et doivent donc être enlevées pour ne pas affaiblir l’arbre. 

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Un labyrinthe arboré fût édifié au XIX ème siècle, avec en son centre un obélisque. Réputé de très dangereux emoticone, il n’a pas été entretenu de sorte que aujourd’hui il ne sert plus en tant que tel. C’est bien mieux comme cela!!emoticone

Les appartements impériaux et les jardins du Quirinal gr_Labirinto_foto_Ricci

On trouve également dans les jardins du Quirinal un héliport très utilisé par le précédent Président de la République d’Italie. 

La terrasse panoramique offre une vue sur Rome, un peu décevante, mais cela s’explique par le manque de hauteur. 

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Par contre, on peut y admirer la fontaine dell’ Organo édifiée par Clement VIII.

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Je termine cet article par les deux choses qui m’ont le plus amusé dans cette visite. La première, est la Fontaine Rustica réalisée à la demande de Clement VIII. Tapissée de mosaïques, les jets d’eau s’allument en musique, excepté dans la partie centrale où l’on y est protégé. Notre groupe de Rome accueil en a fait la démonstration. Une belle partie de rigolade. N’est-ce pas Mesdames???

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La deuxième surprise est la découverte dans le jardin d’une espèce de rosier très originale puisque dans le même arbuste, on trouve des roses jaunes et des roses rouges. En fait, le jardinier nous a expliqué que le pigment responsable de la couleur rouge se détériorait au soleil et donc suivant la position des fleurs dans l’arbuste, celles-ci étaient plus ou moins claires. Son petit nom est « mutabilis ». C’est un rosier de Chine introduit en Europe en 1894. Avis aux amateurs!!!

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Bonne lecture………..

 

Rentrée Romaine

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Une nouvelle année à Rome avec, je l’espère, plein de choses à vous faire partager.SourireCette année, je serais un peu plus occupée car je me suis inscrite à des cours de dessin et d’aquarelle (en Italien, bien entendu….) et à un Diplôme Universitaire de Nutrition et Maladies Métaboliques du CNED sur deux ans. L’Art et la Science sont donc au programme, cette année…  

Sinon, à Rome, quoi de neuf ??emoticone

Septembre a été le mois de la fin des travaux dans la città di Roma et notamment certaines voies pavées qui ont été complètement refaites pour éviter à l’eau de pluie de stagner cet automne. Ils sont prévoyants ces Romains car pour l’instant pas une goutte de pluie depuis 5 mois….Cool

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La ville éternelle entretient ses monuments historiques,. ces derniers sont régulièrement restaurés, par des spécialistes. L’année dernière c’était le Panthéon. Cette année, il s’agit de la Piazza della Minerva. La fin des travaux est prévue pour Noël. Ceci me donne l’occasion de vous raconter un peu l’histoire de cette place et de son monument central, tous deux, très chers à notre coeur.

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Cette vaste place est située derrière le Panthéon. Au centre, on y trouve un monument représentant un petit éléphant posé sur un piédestal de style Baroque, portant sur son dos un obélisque Égyptien. Cette oeuvre a été dessinée par Gian Lorenzo Bernini (dît le Bernin), à la demande du Pape Alexandre VII. C’est un des élèves de Bernini, Ercole Ferrata, qui a sculpté cette oeuvre en 1667. Le monument porte une inscription latine inspirant les passants à la Sagesse.

« Sapientis Ægypti / insculptas obelisco figuras / ab elephanto / belluarum fortissima / gestari quisquis hic vides / documentum intellige / robustae mentis esse / solidam sapientiam sustinere. »(« Ces symboles de la science de l’Égypte, que tu vois gravés sur l’obélisque, que soutient l’éléphant, le plus puissant de tous les animaux, prends-les comme le précepte qu’il appartient à une âme forte de porter l’immuable connaissance. »).

La sculpture est en marbre blanc de Carrare et en travertin. L’éléphant, de petite taille, est appelé par les Italiens  »Il Pucino della Minerva », ce qui signifie « le poussin de Minerve ». L’obélisque, lui, a été trouvé dans le jardin d’un couvent, situé non loin de là, en 1665. Il date du VI ème siècle avant JC et proviendrait du temple de Neith à Saïs en Basse-Egypte. Il fût importer d’Egypte au 1er siècle, sur ordre de Caligula qui construisait à l’époque un nouveau temple à Rome, dédié à Isis. Il s’agissait d’une paire d’obélisques et l’autre exemplaire se situe actuellement à Urbano. L’obélisque est en granit rose d’Assouan et porte des hiéroglyphes. Derrière le monument, en toile de fond blanche, se dresse l’Église Santa Maria Sopra Minerva. L’intérieur est de toute beauté. C’est exactement ici que se trouvait l’ancien temple dédié à Minerve, fille de Jupiter, déesse de la Sagesse, de la Guerre, des Sciences et des Arts.

L’initiative de réaliser un chantier de restauration du monument est venue de l’étroite collaboration entre l’Institut de la Conservation et de la Restauration et la Commune de Rome.

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Une première phase a consisté à analyser les imperfections sur l’oeuvre et à proposer la technique la plus adéquat pour restaurer au mieux ce monument. Le piédestal comporte des actes de vandalisme comme par exemple des dessins, des écritures et autres. Sur l’éléphant lui-même des algues ont poussé dans les angles soumis aux pluies romaines. Même si à Rome, le temps est plutôt beau et chaud, il ne faut pas oublier que les automnes et les printemps peuvent être très pluvieux!! Il va donc s’agir pour les techniciens, de nettoyer délicatement ces surfaces et de raviver la couleur « gris-vert » du travertin. Au sommet de l’obélisque se dressent différents éléments de bronze, montés sur une barre de fer, qui devra être nettoyée et protégée contre la corrosion. Des élèves de l’Institut travaillent d’arrache-pieds  pour nous livrer en décembre prochain, un monument restauré. Donc, patience, notre éléphant n’en sera que plus beau!!. 

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Sur cette même place, on trouve l’hôtel Minerva avec sa magnifique terrasse.

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 Idéal pour aller prendre l’apéritif entre amis ou bien dîner. La vue sur le panthéon d’un côté et sur piazza Venezia de l’autre, est à couper le souffle.

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Sinon, Les manifestations italiennes contre le gouvernement ont repris de plus bel. France ou Italie, je ne sais pas lequel de ces deux pays bat le record en terme de manifestations??. La particularité des grèves italiennes est la petite pointe de sadisme, qu’ils y ajoutent. Je m’explique. Lors des grèves de transport, il n’est pas rare qu’une rame de métro arrive, ralentisse mais ne s’arrête pas pour prendre la foule de voyageurs qui attendent désespérément sur le quai. Ou bien, que le conducteur s’amuse à faire des à-coups pour bousculer les voyageurs entassés dans la rame. Ils sont blagueurs ces Romains….emoticone

Récemment, sur la place du panthéon, pendant plusieurs jours, on a pu admirer les banderoles portant les slogans de protestation contre le gouvernement de Berlusconi. Et à cette occasion, des concerts de chanteurs bénévoles engagés, de très bonne qualité d’ailleurs, ont été donnés. Ils sont généreux ces Romains…….emoticone

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Fin septembre marque aussi la fin des concerts estivaux et du cinéma en plein-air. Sniff!!Cet été encore, nous sommes allés écouter de fabuleux concerts de musique classique au Teatro Marcello, à deux pas de la maison. emoticone

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Pour sourire……..

Via dei Condotti, la rue la plus chic de Rome:  le prix des chaussures de soirée n’a pas baissé (il faut zoomer en cliquant sur l’image). Elles sont magnifiques n’est-ce pas ??

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Oui, vous avez bien lu!!!emoticone

La nouvelle collection automne-hiver a fait son entrée dans les boutiques romaines alors qu’il fait encore 30°C.

L’Art dans la rue est toujours omniprésent à Rome.

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Et les pâtes toujours à l’honneur…

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Au cours d’une balade, la semaine dernière au Parc de la Villa Borghèse, nous avons vu un arbre sous perfusion. Ce vieil arbre est effectivement atteint d’une maladie fongique et le traitement se fait par perfusion. Des bouteilles remplies de solution anti-fongique sont reliées à des tuyaux qui alimentent les racines de l’arbre. Une première à Rome…..Surprise

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En me promenant via Ripetta, j’ai pu constater que les chefs d’États les plus connus, étaient aussi dans nos assiettes, ici à Rome.

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Voici les différents menus proposés:

Un Berlusconi:

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Un Obama:

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Un Sarko:

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Un Poutine:

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Faites votre choix…..

Une expérience unique:

Comme les enfants, j’ai repris les activités. Notamment avec « Rome accueil, où j’ai participé à une sortie de 2h30 en centre historique à bord d’un Segway ou Gyropode. C’est un véhicule électrique (non polluant et non bruyant), guidé par le mouvement de balancelle. Il possède des capteurs d’inclinaison, qui envoient les informations aux moteurs contrôlant les roues. Si on penche le corps en avant, on avance, si on le penche en arrière, on recule. Un mouvement horizontal des bras permet de diriger le Segway à droite ou à gauche. Très amusant, une fois que l’on a maîtrisé l’engin!!…..Un écriteau indique, « Danger de mort » , sur l’appareil. Mamma Mia…C’est parti.emoticone

 

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Tout s’est bien passé. On a même eu le temps de prendre un petit café en passant.

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Très belle expérience, si vous avez l’occasion d’essayer.emoticone

 

Pour rire un peu……

Notre chatte, Ciara, a une nouvelle manie. Elle aime mettre sa tête dans les chaussons des uns et des autres. Notre odeur doit la rassurer.

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Après, on la surprend entrain d’essayer de mettre sa patte dans le chausson, comme nous le faisons. Mais, il y a un problème de taille!!. 

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L’odeur lui a fait verdir l’oeil!!. Je ne dirai pas à qui appartient le chausson!!!!Ah,Ahemoticone

Pour surprendre…….

Voici deux photos insolites que j’ai prises ces derniers mois. La première représente un palmier traversant complètement une maison, y compris son toit.

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La seconde est choquante. Au sein du Circo Massimo (cirque antique) d’où la vue sur le Palatin est grandiose, un caddy contemporain contraste avec les ruines antiques.

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Pour réfléchir………

Voici quelques photos prises au détour d’un chemin. A quoi correspondent-elles ???

A vous de jouer….

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Le gagnant est invité à venir prendre le café le 10 octobre dans notre appartement à Rome lors du Café de quartier que j’organise. Le premier avion de Paris pour Rome, est à 7h du mat, il me semble….emoticone

Bonne lecture……….

 

Semaine de voile en Sardaigne

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Préambule:

Comme presque chaque année, avec nos amis, Pierre, Linda et Carol, nous partons une semaine, faire de la voile dans un coin sympa du globe Cool. Cette année, nous avions choisi le Nord de la Sardaigne, avec une étape à Bonifacio, en Corse. La distance qui sépare ces deux îles n’est que de 10 miles, ce qui correspond à 18 Km environ. Sur la carte détaillée de la Sardaigne, j’ai tracé notre route en trait et indiqué par des points nos différentes étapes (rouges pour l’aller et bleu pour le retour).

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 Nos filles, Lina et Célia, n’étaient pas à bord; Lina savourait la vie américaine à Boston tandis que Célia s’amusait en colonie « cinéma », en France.emoticone

Notre arrivée en Sardaigne: 

Nous quittâmes donc Rome, sous un soleil de plomb, en direction du port de Civitavecchia situé à 40 km au Nord de Rome. De là, le ferry de la Société Tirrenia nous amènerait à Olbia, ville portuaire du Nord Est de la Sardaigne. Après 7 h de voyage, nous débarquons enfin emoticone. Il était 21h. Nous rentrons l’adresse de l’hôtel, dans le GPS. La réservation, nous l’avions faite à Tropea par téléphone et j’avais soigneusement recopié l’adresse dans mon carnet de bord. Arrivés à proximité de l’hôtel Cavour, nous appelons pour savoir si il y a un parking et une voix masculine nous demande notre nom. On ne comprend pas très bien. Après vérification, il nous annonce que ce n’est pas la peine de venir car l’hôtel est complet et qu’il n’y a pas de réservation au nom de NOURI. Ali s’énerve, à juste titre d’ailleurs, et on soupçonne le type d’avoir donné notre chambre à quelqu’un d’autre, compte-tenu de l’heure tardive de notre arrivée.CriMécontents, nous sommes bien décidés à s’expliquer avec lui, quand soudain le doute m’envahit. Au moment de la réservation, je me souviens, nous avions hésité entre deux hôtels. Et si nous avions finalement réservé dans l’autre hôtel. Le nom, hôtel Royal , me revenait en tête et j’en parlais à Ali. Pour lui, aussi, ce nom lui était familier et on chercha sur Internet ses coordonnées. Après appel, l’hôtel nous confirme notre réservation pour cette nuit et pris d’un fou rire, nous changeons l’adresse sur le GPS. Quelle histoire!!!emoticone

L’hôtel Royal, situé en dehors du centre historique d’Olbia, à 5 Km du port, est un hôtel  d’un très bon rapport qualité-prix. Qui plus est, il possède une piscine extérieure, que nous n’avons pas manqué de tester le lendemain. L’accueil est exemplaire et ceci est très appréciable quand on arrive dans un lieu nouveau. Le prix, Ali l’avait négocié au téléphone. Affiché à 130 euros sur le site internet, on a eu la chambre à finalement 90 euros, petit déjeuner compris. Donc, un conseil, toujours négocier!!   

Après une bonne nuit réparatrice, nous passâmes un peu de temps autour de la piscine, à bouquiner.

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Mais le calme ne durera pas. Six jeunes garçons, d’origine Corse, venus pour fêter un enterrement de vie de garçon, sont arrivés gaiement. Nous étions invités pour l’apéro. Mais, pour nous, il était temps de partir. J’avais besoin de consulter le médecin à propos d’une piqûre de moustique fortement inflammée au pied, qui m’empêchait de marcher. Et oui, encore une fois, les moustiques de Rome avaient frappés!!emoticone

A la Guarda Medica per Turisti, l’efficacité de la visite valait le détour. Après description au médecin de garde, des symptômes en italien, celui-ci m’a fait une injection dans les fesses de Cortisone avec pour consigne de ne pas s’exposer au soleil pendant 48 heures (sinon des tâches apparaissent sur la peau). Cela ne sera pas facile compte-tenu du fait que dehors le ciel est bleu, et qu’il fait 40 °C. emoticoneNous prenons la route qui traverse la  Sardaigne d’Est en Ouest, de façon à atteindre Alghero, notre point de rendez-vous.

La route, déserte, pénètre dans le maquis sarde composé d’oliviers, d’herbes hautes jaunies, de romarin et de chênes-lièges).

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De nombreux troupeaux de mouton composent le paysage.  Nous faisons une halte dans le petit village « Ozieri », situé dans une cuvette naturelle de toute beauté.

 

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On se promène dans la vieille ville pleine de charme.

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Ali en profite pour se faire couper les cheveux et réduire ses pattes « à l’Italienne ».  Dans ces petites villages de bergers, la tondeuse est bien maîtrisée.!!!Tout va bien, le voilà  « pronto » pour une semaine en mer.emoticone

On file sur Alghero. Les paysages sont superbes. Des lacs agrémentent le tout.

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On arrive vers 19h  à Alghero. Pierre et Linda, sont déjà arrivés. L’hôtel San Francesco réservé, se situe au coeur de la vieille ville et ne possède pas de parking. On passera un peu de temps à essayer de trouver une place, mais en vain. Finalement, on déchargera «  à la sauvette » sous warning, avec l’autorisation de la gendarmette sarde.emoticone

Alghero est certainement la ville la plus espagnole de la Sardaigne. C’est en 1353 que les Aragonais s’emparent de la ville et la transforment en véritable ville Catalane.

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Son centre historique est formé par le vieux quartier fortifié. La particularité de l’hôtel, est qu’au coeur même de l’établissement se trouve un cloître, dont certaines parties datent de la première moitié du XIV ème siècle. Ce magnifique endroit est le siège de concerts musicaux l’été. Les résidents de l’hôtel y ont droit gratuitement. Le petit déjeuner de l’hôtel est servi  d’ailleurs, dans l’enceinte du cloître.

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La soirée, nous la passons à flâner et à déguster la paella Algheroise (de petites pâtes remplacent le riz).

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La grappa fait le reste…Le lendemain matin, Linda et moi,décidons de rester cloîtrées dans notre repère à la fraîche. On s’y sent si bien.. Pendant ce temps, Ali et Pierre affrontent courageusement la chaleur écrasante et plus dur encore, l’inorganisation Italienne!!.CriTout d’abord, à la Capitainerie de la Marina d’Alghero, le bulletin Météo ne leur est pas accessible. Il est enfermé à double tour et aucune information n’est donnée. Par ailleurs, la marina ne possède pas de sanitaire. Pratique pour les voileux désirant prendre une douche!!. Enfin, les loueurs annoncent que l’accès au voilier ne pourra pas se faire en voiture mais qu’il faudra faire des aller-retour en zodiac pour le charger. Ils reviennent éreintés.

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Nous élaborons un plan d’organisation pour essayer de minimiser le temps de préparation du bateau, car nous souhaitons partir le plus vite possible. Aussitôt Carol arrivée de Paris par avion, Ali et Pierre déchargent les valises de nos voitures respectives, enfin stationnées. Pendant ce temps, Linda et Carol font les courses au  supermarché et reviennent avec le Caddy plein. Moi, je centralise le tout, à l’ombre de la terrasse d’un Café.  Pas mal, mon plan!!!Mais n’oubliez pas que j’avais le pied enflé et qu’il ne fallait pas que je m’expose au soleil!!!emoticone

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Nous chargeons le Zodiac et 3 aller-retour suffiront pour embarquer.

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De la marina, la vue sur les remparts, les tours et les églises donnent une bonne idée de l’ensemble de la vieille ville d’Alghero. 

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Max, le skipper de l’Agence de location « Wind Sail Sardegna » ,fait l’inventaire et donne quelques explications techniques, pendant que nous, les femmes nous rangeons le bateau, faisons les lits et remplissons le frigo.

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En moins d’une heure, le tour était joué et nous pouvions partir naviguer vers d’autres horizons. C’est ainsi que nos aventures marines commençèrent un samedi 20 aout 2011 à 18h.emoticone

La navigation:

D’Alghero à Torre Bolu (Capo Caccia):

Nous nous félicitons pour ce record de vitesse et pour notre efficacité dans la prise en main du bateau. On sent l’expertise!! SourireCap sur « Capo Caccia ».

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La lumière en cette fin d’après-midi est splendide et la brise nous rafraîchit enfin!!. L’endroit choisi pour le mouillage se situe à Torre Bolu, juste avant Capo Caccia. Le soleil nous offre ses derniers rayons. Nous arrivons à la tombée de la nuit, ce qui rend assez difficile l’estimation de la distance entre notre point de mouillage et le littoral. C’est au petit matin que l’on découvre vraiment notre environnement proche, avec parfois quelques surprises!!.Surprise  Nous étions à environ 50 mètres de la paroi rocheuse (au lieu des 100 m estimés). Une magnifique tourelle en guise de paysage. Pierre fait son premier bain en guise de douche; C’est vivifiant…

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 Nous levons l’ancre à 6h30, le soleil en fait de même!!

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De Torre Bolu à Isola Rossa: 

Capo Caccia doit son nom à l’activité principale exercée autrefois: la chasse. C’est ici que l’on pratiquait la chasse au pigeon sauvage. Un phare s’élève à sa pointe.

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 En le contournant, on peut admirer la multitude de cavités fascinantes, dont certaines s’enfoncent sur des kilomètres. Quelques unes de ces grottes se visite, comme par exemple, la grotte de Neptune, découverte au XVIII ème siècle.

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Après  Argentiera, c’est le trou noir. emoticoneJe me suis assoupie dans la cabine et n’ai ré-ouvert les yeux qu’après le fameux passage étroit, dont je vous parlerais au moment du retour. Devant moi, le paysage avait complètement changé. Ce n’était plus des falaises rocheuses mais une multitude de petits îlots entourés d’eau turquoise avec une géographie d’ensemble relativement plane. Appelée, Archipel des îles Asinara, cette zone est depuis 1997, un Parc National. Nous décidons d’aller naviguer dans ses eaux aux couleurs turquoises.

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A la lecture du guide de navigation, il s’avère interdit de débarquer sur terre, de mettre le moteur dans la zone protégée et de s’approcher trop près des côtes. Ces îlots sont inhabités par les humains mais par contre peuplés d’oiseaux marins, de rapaces, de mouflons et de sangliers. On y trouve même une espèce de petits ânes albinos endémiques. L’île principale abritait auparavant un centre pénitentiaire. Des visites, uniquement guidées, de l’île sont organisées depuis les côtes sardes.

Notre idée était de mouiller à « Cale Reale », en s’attachant à une bouée disponible et de déjeuner tranquillement sur le bateau. Linda et Pierre se dévouent au poste « amarrage à une bouée ». Cela parait simple à première vue d’attraper la bouée et de passer une corde dans son anneau, mais en réalité c’est tout un sport et souvent une partie de rigolade.Rire Vous connaissez le jeu  « pêche à la ligne », qui fait la joie des enfants?. Et bien, le principe est le même!!. Ali ralentit le bateau, à l’approche de la bouée et à l’avant , ils essayent d’attraper l’anneau avec la gaffe et dans un second temps, de passer la corde dans l’anneau. Linda et Pierre se débrouillent très bien et réussissent à attraper l’anneau, ils y passent la corde mais celle-ci malheureusement, va leur échapper. Zut!!Cri

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Le bateau est trop haut pour se genre de manoeuvre et Linda souffrira  pendant quelques jours d’un étirement musculaire trop important. Dans la bataille, la gaffe tombe à l’eau. Heureusement ça flotte une gaffe!! Pierre décide de sauter à l’eau pour pouvoir glisser cette foutue corde dans ce foutu anneau. Mission accomplie!!emoticone!On sort l’apéro pour fêter cela, au moment même où un zodiac s’avance vers nous. Il s’agit de personnes chargées de surveiller les côtes de la réserve naturelle. Ils nous informent que la bouée doit rester libre pour une navette qui arrivera dans une 1 heure et que d’autre part, cette zone est soumise à une règlement stricte. Une autorisation est à demander avant d’y pénétrer. Ils se proposent de nous la faire sur place et nous acceptons. Au moment de nous la remettre, ils nous demandent de payer la maudite somme de 33 euros. CriNous leur expliquons que l’on ne souhaite pas rester la nuit ici, mais uniquement se poser pour déjeuner et que dans 1 heure on sera partis. Mais rien n’y fait!! Le droit de stationnement est payant et de toute façon, il faut que l’on déplace le bateau si on veut rester. Après concertation, nous décidons de partir de cet endroit et d’aller déjeuner un peu plus loin, à la limite de la réserve naturelle. C’est chose faite, après avoir mis les voiles à contre pour stopper le bateau. On apprécie le déjeuner et le petit plongeon qui suit. L’eau de la mer a une couleur bleue très particulière.

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Un bateau à moteur se dirige vers nous, il semble nous observer à la jumelle. C’est le bateau de la garde côtière qui fait son inspection à la jumelle (ancre, moteur et localisation précise). Nous n’avons rien à nous reprocher!!emoticoneFinalement, ils changent de direction au dernier moment. Ouf !!! Nous longeons la côte Nord de la Sardaigne et passons au loin devant Castelsardo.

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Cette ville a subit de nombreux changements de nom en fonction des peuples qui l’ont conquise. Elle fût fondée en 1102 par une famille d’aristocrates de Gênes, les Doria, qui d’ailleurs sont à l’origine de la fondation de la ville d’Alghero. Ils lui donnèrent le nom de Castelgenovese. Puis elle devint en 1448, Castelaragonese, à l’arrivée des Aragonais. Depuis 1776, elle est appelée Castelsardo. Cette ville fortifiée est dominée par un chateau datant du XIII ème siècle. On devine les puissants remparts qui protègent la vieille ville de Castelsardo. Nous décidons de passer la nuit au port d’Isola Rossa, situé un peu plus loin sur la côte, afin de recharger le bateau en eau, électricité et en vivres. Nous y arrivons de nuit. Il est 21h30, quand nous pénétrons dans l’enceinte du port d’Isola Rossa. On essaye de s’orienter par rapport au plan donné dans le guide, mais c’est pas facile quand les éclairages font défaut. Dans le port, bien remplis de bateau, personne ne vient nous guider. Ali avait appelé la Capitainerie à la VHF un peu plus tôt et on lui avait dit qu’il y avait de la place pour passer la nuit au port. Nous cherchons un  emplacement de libre. On repère une possibilité à proximité du quai, entre deux bateaux. Ali manoeuvre à la barre pour se glisser dans l’espace mais malheureusement la quille de notre bateau se prend dans une des amarres du yacht d’à côté. SurpriseLes propriétaires absents, on se fait conseiller par les voileux des bateaux voisins. Une série de manoeuvres et de plongeons au masque et tuba by night n’ont pas eu raison de notre problème. Il fait trop nuit, on décide d’abandonner pour ce soir et de réessayer demain matin. Direction la pizzeria, car on meurt de faim. Au réveil, on constate avec bonheur, que la quille est libérée de l’amarre. Tout s’est donc arrangé dans la nuit, comme par enchantement.emoticoneNous sommes donc prêts à repartir, aussitôt les courses faites. Avec Carol, nous partons à la découverte du village.

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On achète une ligne de pêche, du pain, des vivres pour quelques jours avec notamment un poulet rôti et quelques arancini (spécialités siciliennes). Les poissons dans le port sont voraces; Ils se jettent sur des morceaux de pain lancés du bateau. L’eau est si claire qu’on les voient très bien affluer par dizaines. 

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Ali est allé à la Capitainerie pour régler les frais de port. Il se fait « remonter les bretelles » pour notre arrivée en beauté d’hier soir. Tout se sait ici. Ali lui rappelle qu’ils n’étaient pas présents pour nous donner un coup de main et que l’on a dû se débrouiller tout seul. Aucun dommage n’a été causé, c’est le principal!!!

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Nous quittons Isola Rossa, magnifique petit village de pécheurs situé dans un décor d’éperons en roche rouge aux formes sculptées par le vent. Une tour datant du XVIème siècle surplombe le paysage.

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D’Isola Rossa à Cale La Colba (Capo Testa): 

Nous longeons la côte appelée « Costa Paradiso » et comme son nom l’indique, nous découvrons un petit paradis. De magnifiques villas se fondent dans le paysage.

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Le vent soudainement se fait plus fort. Nous serons à l’abri dans le mouillage que nous avons choisi pour la pause déjeuner. Il s’agit de « Cale de Crocetta » , un petit paradis d’eau turquoise, entouré de rochers rouges.

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Quelques petits bateaux à moteur sont à l’ancre au fond de la baie, mais bizarrement aucun voilier. On ne comprend pas pourquoi car l’endroit est vraiment très chouette.

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On s’avance tout doucement dans la crique, les yeux rivés sur le profondimètre. L’eau est d’une transparence extrême, ce qui facilite la vue d’éventuels rochers submergés. Les roches situées de part et d’autre du passage, ne laissent pas beaucoup de possibilité pour s’ancrer. On pose l’ancre à 4 mètres de profondeur mais le vent et le courant nous font dériver légèrement en direction d’un rocher. Toute la question est de savoir si le bateau est bien ancré. Nous scrutons les rochers et observons que le bateau semble se rapprocher dangereusement d’un d’eux.  Est-ce qu’il ne fait que tourner autour de la chaîne ou bien est-ce que l’on dérive réellement??. Le débat est engagé et les idées pour stabiliser le bateau fusent. Ali propose de s’avancer un peu plus dans la crique de façon à être davantage protégé du vent et donc à moins dériver. Pierre pense qu’on est bien amarré et qu’il faut juste surveiller le comportement du bateau. Mais personne n’est vraiment tranquille. ArgentOn est trop proche des rochers qui nous entourent de toute part.

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On essaye de s’avancer un peu plus dans la baie. Celle-ci a une forme d’entonnoir et donc au fur et à mesure que l’on progresse, la largeur diminue. Autre problème, c’est la proximité avec les autres petits bateaux, qui rend les manoeuvres périlleuses. Ces deux paramètres font qu’il nous est impossible de manoeuvrer notre voilier de 10 mètres, dans un si petit espace, sans encombre!!. On recule un peu et on essaye alors de stabiliser le bateau à l’aide d’une corde que l’on fixe à un des rochers.

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Linda, qui était alors déjà dans l’eau depuis un petit bout de temps, se charge de cette mission, mais avant même d’y parvenir, le voilier dérive en douceur et la quille vient épouser délicatement la forme arrondie d’un rocher sous l’eau.SurpriseRien de cassé mais le bateau est bel et bien bloqué. Il faut libérer la quille pour pouvoir se dégager. Pierre et Ali, munis de masques et tuba plongent pour dégager le bateau. C’est fait!!. La décision est prise. On stationne à l’entrée de la baie, un peu plus haut, pour éviter les rochers et les autres bateaux. Le but est de manger et plonger tranquillement sans crainte d’avoir à remonter en catastrophe pour manoeuvrer. Le poulet rôti acheté à Isola Rossa est un pur régal. 

 aprocaladecrocetta20110822134855ltb0066redim.jpg bainchristdscalecrocetta20110822143430pna0168redim.jpg baindecarol20110822143203pna0162redim.jpg mouillageacaladecrocetta20110822134919ltb0069redim.jpg

Nous décidons de mettre les voiles et de nous diriger vers la Corse, mais le vent a pris de la force. On atteint 22 noeuds, le bateau gîte énormément. Nous nous cramponnons tant bien que mal au bateau et de temps en temps un petit paquet de mer vient nous rafraîchir le visage. emoticoneAli décide de prendre un ris, pour plus de sécurité. Il est difficile de prévoir l’évolution de la force du vent dans les heures qui viennent. Nous préférons donc reporter à demain notre route vers la Corse. Direction les côtes sardes avec un mouillage à la « Cale La Colba »,  juste derrière Capo testa.

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Ici, nous sommes bien abrités du vent. On se sent crasseux, alors des douches sont improvisées. Le protocole est le suivant: on plonge dans la mer puis on se shampouine. On rince en replongeant dans l’eau de mer puis on se rince pour finir, à l’eau douce du bateau.

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Ceci permet d’économiser l’eau du bateau. On se sent propre, cela fait du bien!!. Nous ouvrons une bouteille de champagne pour accompagner les souvenirs des moments intenses de la journée.emoticone

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Au petit matin, Pierre nous annonce que Tripoli a été libérée par les opposants au régime de Khadafi, que celui-ci a fuit le palais et qu’il reste introuvable. Avec la radio, Pierre essaye de capter les informations en provenance du continent, mais ce n’est pas facile!!

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Nous quittons Capo testa au lever du soleil. Direction la Corse.

 

 De « Cale La Colba » à « Fazziolu » en Corse:

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Le vent a faiblit et sa direction et son intensité sont propices à une navigation à la voile, sans virement de bord!!!. Direction la Corse et plus précisément Bonifacio.

   capsurbonifaccioaliredim.jpg capsurbonifaccioauloinredim.jpg carolvuesurbonifaccioredim.jpgbonifaccioauloinredim.jpgbonifacciovuedelamerredim.jpg

Il nous faudra seulement 2 heures pour atteindre les falaises de Bonifacio. Le spectacle vu de la mer est grandiose.emoticone On voit très bien l’escalier du Roi d’Aragon, composé de 189 marches et qui selon la légende aurait été taillé par l’homme dans la roche calcaire pendant la nuit du siège de Bonifacio en 1420.

  bonifacciodelamer20110823153541ltb0074redim.jpg moteurbonifaccio20110823154005ltb0077redim.jpg   alilabarrebonifaccioredim.jpg alietchristduoredim.jpg

On se dirige vers le port pour faire le plein d’essence et d’eau. Ici, le trafic est intense. Tous les types d’embarcations, du petit zodiac au ferry se croisent et s’entre-croisent. Les manoeuvres dans le port sont chaotiques.emoticone

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On obtient l’autorisation de rester amarrer quelques heures à proximité de la station essence, histoire de faire un petit tour dans Bonifacio. Ali, très galant, nous aide à descendre du voilier car mine de rien c’est haut!!

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Au moment de partir, un type de la capitainerie nous demande de changer d’endroit, car cela fait des jaloux. On essaye de lui faire comprendre poliment que cela n’est pas chic de sa part. On lui promet de respecter le temps de stationnement.

Carol n’a jamais visité Bonifacio. Quant à nous, nos souvenirs remontent à dix ans. On décide donc d’arpenter les marches qui mènent à la vieille ville de Bonifacio, sous un soleil de plomb.

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Linda et Pierre, qui connaissent bien la ville puisqu’ils y sont passés encore il y a quelques jours, décident de rester se reposer au port, près du bateau. Journaux et bières sont les bienvenus.emoticone

Carol est émerveillée; Il faut dire que le spectacle du haut de la ville est à couper le souffle!!emoticone On contemple le fameux « grain de sable », sans se lasser.

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On cherche l’ombre et un endroit pour se restaurer. Avec Carol, on profite d’être en France pour envoyer nos cartes postales respectives.

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En redescendant, on trouve Pierre qui fait la sieste sur le bateau. 

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Nous levons les amarres, il y a trop de monde ici !!On longe la côte vers l’Est à la recherche d’une petite crique sympathique.

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C’est derrière un rocher à la jolie forme de pagode, que nous jetons l’ancre. Le cap s’appelle Pertusato.

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L’ eau cristalline est à 31°C et nous invite à la baignade. Pierre et Ali chaussent leurs palmes et enfilent leur masque et tuba pour un petit tour sous l’eau. Le spectacle est egalement à ciel ouvert. Des jeunes se jettent du haut des rochers, avec plus ou moins de réticence. Je peux comprendre, vu la hauteur…

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Nous décidons d’aller explorer la versant Ouest de la côte pour y trouver un endroit de mouillage pour la nuit. Juste après la grotte située à côté du phare du port de Bonifaccio, on trouve la crique de Fazziolu, sûrement la plus jolie de toutes. Elle est surnommée « les Caraïbes » pour son charme, son eau turquoise et chaude.emoticone

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Cette baie héberge le club de voile des Glénans. On les a vu s’amuser en pleine mer sur leurs dériveurs. Il y a déjà pas mal de voiliers installés, mais il reste quelques places au fond. On observe leur technique d’amarrage. Ils sont à l’ancre devant et stabilise le bateau en accrochant derrière leur voilier, une amarre à la côte rocheuse. Quelques anneaux fixés dans la roche sont placés mais il n’y en a plus aucun de disponible. Nous contrôlons le profondimètre qui indique 4 mètres. On jette l’ancre sur un banc de sable et on espère que celle-ci va arrêter le bateau. Linda saute à l’eau pour essayer d’accrocher la corde au rocher, mais le temps d’action est trop long et malheureusement le vent fait dériver le bateau. Nous recommençons à trois reprises cet enchaînement de manoeuvres mais il est difficile de coordonner les manoeuvres à l’avant de celles de l’arrière du bateau. Les propriétaires du voilier d’à côté nous aide gentiment en retenant le bateau le temps de fixer l’amarre à la roche. Sans eux, nous n’y serions jamais arrivés!!!emoticoneC’était très technique et je pense ,avec du recul, qu’il faut être très rapides et préparer l’amarrage à la roche avant de positionner l’ancre. C’est au fil des manoeuvres dans des terrains et des conditions différentes que l’on apprend et que l’on s’améliore. Vous connaissez le dicton: « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » et bien c’est la même chose pour voile!!!

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Pour plus de sécurité, Ali décide de fixer une autre amarre à la roche, mais cette fois-ci de l’autre côté du voilier. Il nage donc la corde au cou, en direction de la paroi rocheuse. 

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Nous étions donc dans une configuration triangulaire; ce qui devait nous assurer la stabilité, tout du moins, nous l’espérions. Avec deux physiciens sur le bateau, nous, les filles nous étions plutôt rassurées!!!.emoticone

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Les bains se succèdent.

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Nous n’avions qu’une parole pour décrire ce que nous ressentions: « Qu’est-ce qu’elle est bonne!! ». C’était un petit paradis et la récompense de nos efforts d’amarrage était bien là.

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On chausse les palmes avec  Ali, pour aller se promener dans la baie et gagner la petite plage de sable au fond. Un peu d’exercice physique avant l’apéritif est conseillé pour maintenir la ligne sur un bateau!! Le calme règne ici et c’est très agréable.

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Mais soudain, nous apercevons un yacht entrer dans la crique. Il essaye de s’amarrer à côté de notre voilier mais la place est trop étroite. Il s’y reprend en plusieurs fois (et pourtant les skippers à bord, sont des personnes expérimentées). Finalement, il décide d’aller un peu plus en avant. C’est pas plus mal, il nous aurait caché la vue!! Le personnel à bord astique à fond le yacht mais pour l’instant les propriétaires ne sont pas visibles. Le yacht allume ses projecteurs sous-marins situés tout au tour sous le bateau, donnant à l’eau une couleur vert émeraude. Waah, on est ébahis.emoticone

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Pierre prépare son télé-objectif pour faire la une de Paris-Match ou Voici, on ne sait jamais!!.emoticone

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On débouche le Proseco pour fêter notre installation dans ce merveilleux endroit.emoticone

Après le dîner, avec Ali, on décide d’aller faire un petit tour en Dinghy. Le ciel est magnifiquement étoilé et la soirée s’annonce romantique. Ali prépare le matériel et juste avant de monter, il s’aperçoit qu’une de nos deux amarres a disparu. SurpriseLe bateau n’est donc plus retenu à la roche que par une seule corde et en regardant bien, on s’aperçoit qu’effectivement le bateau a tourné et qu’on s’est rapproché de nos voisins. Les éléments naturels (vent et courant) sont les responsables. Il faut absolument résoudre ce problème avant de s’endormir ce soir. Équipés de lampes frontales, Pierre et Ali partent en Dinghy, pour essayer de comprendre comment un noeud de chaise a pu se défaire et pour replacer une nouvelle amarre. D’un seul coup, on les voit tourner en rond à toute vitesse avec le Dinghy, contre la paroi rocheuse. A priori, le moteur semble difficile à maîtriser.  Avec Carol, on a vraiment peur que le pneumatique se dégonfle et qu’ils se retrouvent à l’eau. On est prêtes à sauter pour leur porter secours mais on les entend rigoler comme des fous. C’est plutôt bon signe!!. Ils stabilisent l’engin et commence à placer une nouvelle amarre. De nouveau, le Dinghy s’emballe et la valse reprend de plus belle!! Avec Carol, on est prise d’un fou rire à en pisser dans nos culottes!!Rire. De retour à bord, on constate que Pierre saigne du bras. Il s’est écorché contre la paroi rocheuse, mais ne semble pas souffrir. On le soigne comme il faut. Mais l’ambiance générale est à la rigolade. Cela fait du bien de rire, comme on le fait si rarement. On remercie Ali et Pierre pour ce spectacle époustouflant. La soirée est mémorable. Merci encore Ali et Pierre!!Clin doeil

Le lendemain, au réveil, la crique est calme et la lumière du jour nous offre un joli bleu turquoise en guise de fond. Un petit plongeon au réveil, rien de tel pour commencer une journée. Carol s’affaire dans la préparation du petit déjeuner. Au menu, son  fameux « Bacon and eggs » tant apprécié. Ali m’emmène faire le tour de la baie en Dinghy. Je réclame les rames car j’ai peur que le moteur s’emballe comme hier soir.

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Mais à l’embouchure avec la pleine mer, il nous faut mettre le moteur car le courant est puissant. Ali arrive à maîtriser l’engin. Ce ne fût que du plaisir!!

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A 10h, les bateaux touristiques commencent à arriver les uns derrière les autres. Les commentaires du guide au haut-parleur sont pénibles. Le charme est rompu, on décide alors de plier bagages.

 

De Fazziolu à Porto Pozzo:

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Direction les îles Lavazzi, au large de la Corse. Le vent nous y porte directement. On repère l’église et le phare. On ira mouiller dans la crique (Cala Giunco),  entre ces deux amers.

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On repère une grosse bouée qui n’a pas l’air d’être réservée et on s’accroche dessus. Le déjeuner est d’autant plus apprécié qu’il a lieu dans un petit coin de paradis.Cool

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  On profite de la chaleur de l’eau pour renouveler nos plongeons.

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A côté, le chien du Capitaine d’un bateau de touristes nous salut.emoticone

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Après le repas, nous partons explorer les îles Lavazzi en Dinghy. Avec le poids, l’eau a une fâcheuse tendance à entrer dans notre embarcation de fortune. Nous devons nous arrêter en chemin pour écoper. Au bout de 20 minutes, n’étant pas très sûrs de la quantité d’essence restante, nous préférons faire demi-tour. Ouf, on est bien content d’arriver au bateau!!!

Après calcul des distances, Ali nous annonce que l’on peut passer par les îles Maddalena, au Nord Ouest de la Sardaigne, avant de se diriger vers la côte sarde.

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Cette nouvelle fait l’unanimité, car découvrir un peu plus, est toujours intéressant. emoticone  

L’archipel de la Maddalena regroupe sept îles. Maddalena et Caprera sont les deux plus grandes. Caprera est connue car Giuseppe Garibaldi, le héros de l’indépendance italienne, y vécut jusqu’à sa mort. Nous naviguons entre Razziolo, Budeli et Spargi, qui sont des îles non habitées. Le vent en poupe, nous gagnons rapidement la Cale Corsara, située au Sud de Spargi. Pour la première fois de la semaine, nous passons à côté d’une cardinale (panneau  signalétique). Il faut dire qu’en Italie, sur la route comme en mer, les indications font défaut!!.emoticone

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Cette crique est un véritable paradis marin. On profite au maximum de cette eau turquoise.

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Linda est prête à y rester la nuit mais Ali préfère aller mouiller sur la côte sarde, à Porto Pozzo, qui signifie le puits. Le temps de parcours sera de 45 minutes, seulement. Le paysage change complètement. L’endroit est abrité puisqu’un couloir de plusieurs kilomètres mène à cet écrin de verdure. Finalement, en arrivant à Porto Pozzo, on a l’impression d’être sur un lac entouré de pinèdes.

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Carol assure pour notre amarrage à la bouée et on sort le Dinghy pour aller au restaurant car aujourd’hui c’est la fête!!! Nous nous régalons dans un agriturismo de folie « Trattoria La Gionfra, via Aldo Moro à Porto Pozzo » où les plats sardes se succèdent. On repart de nuit sur notre petit pneumatique, équipés de lampe frontale. 

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Le matin, en se levant on voit Ali prendre le Dinghy pour aller au village. Une envie pressante, sûrement…

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Son retour se fera à la rame. Motif: la panne d’essence tant redoutée. A y réfléchir, on a eu chaud hier soir pour notre retour du restaurant!!

 De Porto Pozzo à Punta Scoglietti (Stintino): 

On est déjà jeudi, le temps passe trop vite. Nous devons être au port d’Alghero vendredi en fin d’après-midi, Carol a un avion à prendre!!. Il est temps de penser au retour et aujourd’hui sera une journée de grande navigation. On fera 60 miles nautiques,  pour moitié au moteur, faute de vent. La mer est d’huile et on ne croisera aucun voilier, juste un ferry de la Méridionale. On sort la ligne au cas où le poisson serait au rendez-vous mais rien ne mord. Lecture et sieste seront les deux activités de la journée.Cool

 siestechrist20110825111117pna0222redim.jpg siestepierre20110824163133ltb0086redim.jpglecturealiredim.jpg intdubateauredim.jpg siestealisurchrist20110823094244pna0172redim.jpg

L’après-midi, le vent se lève un peu et nous sortons les voiles. Enfin, un peu d’activité physique. Une étape de ravitaillement en eau et en essence s’impose. Le petit port de Stintino, qui signifie « boyau » en Sarde, se situe à l’entrée du passage. Il sera parfait pour une halte. Dans cette zone, la pêche aux thons était auparavant très prisée.

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Arrivés à Stintino, Linda en profite pour acheter les journaux, et quelques vivres. On discute avec les marins d’un autre voilier. Ils nous annoncent un avis de tempête pour samedi. Le coup de vent vient du Sud de la France et va gagner la Corse puis le Nord de la Sardaigne, très prochainement. 

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Un endroit de mouillage « Yachting Club L’Ancora », non loin de Stintino, nous permettrait de nous reposer cette nuit. En Sardaigne, les autorisations passent par des appels sur les portables des uns et des autres. Rien n’est centralisé dans les Capitaineries.

Le tirant d’eau dans ce mouillage n’est que de 2 mètres. Une personne du port, nous attend à l’entrée, pour nous guider dans les manoeuvres, qui sont à priori, pas évidentes. On suit les indications à la lettre car des rochers se situent de part et d’autre. Pierre, qui est à la barre, me dit de l’avertir en dessous de 1,8m. J’ai le nez rivé sur le profondimètre. 2,5m, 2,2m, 2m, 1,8m, 1,7 m. J’alerte Pierre, mais fort heureusement, les valeurs remontent aussitôt.emoticone Ca y est, on est passés, OUF!! Une fois le bateau accosté, on ouvre les fenêtres, on sort les boissons pendant que Ali discute avec le type qui nous a guidé si gentiment.

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Soudain, on entend le ton monté et on comprend que les choses ne se déroulent pas comme prévu. Ali nous signale que le coût pour rester la nuit ici est de 58 euros; Ce qui est le plus cher qu’on est vu!!. Le type nous informe que le port est privé et que l’on doit partir rapidement si on décide de ne pas payer car il y a des bateaux qui attendent la place. La malhonnêteté du type était flagrante. Ali s’énerve et décide d’avertir à la VHF la Capitainerie la plus proche, mais cela ne répond pas, comme d’habitude!!. Cri

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On attend, mais le type s’énerve. Les injures fusent de part et d’autre. Nous décidons de partir au plus vite de cet endroit, et d’aller mouiller tranquillement plus loin, car les ports en Sardaigne, c’est du n’importe quoi. Dans ce climat de tension, nous essayons de nous concentrer, tant bien que mal, sur les manoeuvres pour sortir correctement de ce port sans aide car ici nous n’avons plus que des ennemis…Bande de bandits!!!emoticone

Aussitôt sortis, nous nous dirigeons vers le passage « passo dei Fornelli », accessible aux voiliers de notre envergure. Celui-ci m’intrigue car souvenez-vous, je dormais à l’aller et n’avais rien vu de ce passage technique.

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Il y a un alignement très strict à suivre, mais au coucher du soleil les amers sont difficilement visibles. Nous les repérons tant bien que mal, et suivons à la lettre les indications d’Ali. Le profondimètre n’est pas descendu en dessous de 4 mètres. Tout va bien!!

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Le soleil se couche devant nos yeux, quelle beauté!!.

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Pierre essaye de voir le rayon vert qui se produit au moment précis où le soleil se cache derrière la terre, en prenant une série de clichés photographiques. A défaut du soleil vert, on aperçoit des dauphins venus parader derrière le voilier. On a l’impression qu’ils nous suivent, mais ce spectacle ne durera malheureusement, que quelques minutes.

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Il faut se concentrer car nous arrivons à l’endroit du mouillage « punta scoglietti », situé derrière une barre rocheuse.

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Il fait maintenant nuit et nous sortons les lampes et projecteurs, pour y voir quelque-chose. Nous sommes seuls. On jette l’ancre, qui a l’air de bien s’accrocher dans les rochers. La profondeur est de 8 mètres et on observe le comportement du bateau. Il tourne sur lui-même et ne semble pas se rapprocher d’un des dangers qui nous entourent. On dîne en fredonnant des airs de marins comme « C’est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau, Hissez haut, Santiano » de Hughes Aufray. Puis on évoque Brel avec « Le port d’Amsterdam ». Pierre sort son ipod et met le récital de Brel, on adore…emoticoneOn est seuls sous ce ciel étoilé comme jamais je ne l’ai vu. L’endroit a quelque-chose de magique!!!

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On se branche sur le canal de la VHF, pour écouter les prévisions météo de cette nuit. Il  ne faudrait pas que la tempête sévisse en pleine nuit, dans l’endroit rocheux où nous nous trouvons. Si nous devions partir prématurément, autant le savoir maintenant pour organiser une navigation de nuit. On évoque toutes les possibilités. Carol voudrait bien avoir son gilet de sauvetage à proximité. Au cas où!! emoticoneJe sors les cinq gilets de sauvetage, malgré l’annonce d’une météo relativement calme pour la nuit.

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Pierre installe des alarmes sur le GPS du bateau de tel sorte que l’on soit réveillés si celui-ci s’éloignait de plus de 180 mètres de sa position originelle. Nous partons nous coucher, relativement sereins. A 3h du matin, les alarmes de Pierres retentissent. emoticoneAvec Linda, ils se lèvent et du fond de mon sommeil je les entends s’agiter. Finalement, après vérification visuelle, Pierre estime qu’il n’y a pas de danger immédiat et le calme revient sur le bateau. A 6h30, Pierre nous réveille.

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Il est temps de partir si on veut profiter de cette dernière journée. 20 miles nous séparent encore du port d’Alghero.

 De Punta Scoglitti à Alghero:

On longe la côte rocheuse et avant le rocher de Piana, on trouve un mouillage près d’une tour « Cala Porticciolo ». On jette l’ancre et on s’assure que le bateau est stable avant de plonger. Ali, préposé aux palmes et au masque, va vérifier que tout est OK.

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On profite de cet endroit merveilleux pour un brunch car le réveil a été matinal. Le plus dur a été d’en partir car, à notre grande surprise, l’ancre était accrochée à un gros rocher et nous n’arrivions plus à nous en décrocher. Ali a donc dû replonger pour nous guider dans les manoeuvres délicates, car en avant, le danger était réel. Toutes les trois à la barre, nous essayions de faire de notre mieux pendant que Pierre restait introuvable….. Finalement, nous sommes parvenus à nos fins. OUF, quelle puasse ce rocher!!!Encore une expérience de plus à notre palmarès des gags!!.emoticone

Nous repassons devant Capo Caccia, toujours aussi impressionnant!!

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Direction la baie de Bonbarda pour une ultime pause déjeuner. Elle se situe entre Capo Caccia et le port d’Alghero.

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Ici, c’est parfait pour un dernier plongeon. Le chien du voilier d’à côté fait son show!!!C’ est à mourir de rire. Il saute de son petit plongeoir, en même temps que ses maîtres. Il a l’air d’adorer cela!!!emoticone

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Une petite sieste et nous voilà repartis. Cette fois-ci, on pointe sur le port d’Alghero. 

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Malgré les tentatives de Pierre pour hisser les voiles, on rentrera finalement au moteur, faute de vent et de temps!! Notre emplacement est libre. On fait le plein et on revient se garer. Max est là pour nous accueillir. Il place la passerelle en bois pour pouvoir gagner le quai. Ali est le premier à l’emprunter et glisse malencontreusement entre le quai et le bateau. On le ressort complètement mouillé et un peu choqué. Plus de peur que de mal. 

Jusqu’au dernier moment, les sensations fortes auront été présentes…emoticone

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Bonne lecture…

 

 

La péninsule du Salento dans les Pouilles

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Après avoir séjourné dans la pointe de la botte (Calabre), le talon n’était plus très loin!!. C’est ici, dans le Sud des Pouilles (Salento) que nous avons passé notre deuxième semaine de vacances d’été. emoticone

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Cette région du Salento, consiste en  une vaste plaine qui s’étend de l’Isthme entre Taranto et Brindisi jusqu’au Cap de Santa Maria di Leuca. Elle présente l’avantage de se situer entre la mer Ionienne (côte Ouest, plage de sable fin) et la mer Adriatique (côte Est, rocheuse et sauvage) et nous étions situés précisément à Ruffano, petit village dans les terres, à 20 Km des deux littéraux. Des silhouettes d’oliviers à perte de vue se profilent dans cette bande de terre exposée au vent. Car figurez-vous que, 8 % de la production mondiale d’huile d’olive, provient de cette région!!.La terre rouge du Salento est propice à l’agriculture, vous l’avez compris!!. Une des particularités de cette région, que l’on remarque d’ailleurs en arrivant, ce sont ces petits murets de pierre à sec, appelés « Pariti », dont le rôle premier est de délimiter les parcelles agricoles. Ils servent également à protéger les cultures du vent et de la salinité. On peut voir à certains endroits dans les terrains agricoles, des restes d’habitations paysannes de pierre appelées « Pajare », qui témoignent du passé. Les paysans y habitaient au moment des récoltes et le reste de l’année, elles servaient d’entrepôts pour les outils. 

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La route de Tropea (Calabre) à Ruffano (Pouilles), passe par Taranto et de là, deux possibiltés se sont offertes à nous: soit nous passions par Brindisi, Lecce, soit nous restions sur la côte Ionienne et passions par Manduria, Nardo (très mignon en passant!!), pour gagner Ruffano. Sur la carte routière, la deuxième possibilité était evidemment plus directe mais loin d’être la plus rapide. Ceci nous l’avons compris en empruntant les petites routes de campagne avec un GPS qui ne savait plus où donner de la tête!!. A destra, poi a sinistra….CriPour couronner le tout, la location, que j’avais réservé pour 1 semaine, sur le site Homelidays (N° 292361), n’avait pas d’adresse précise; Je veux dire reconnaissable par le GPS. C’était du style « ancienne route de … » . Bref, nous étions bel et bien pommés en pleine nature, au coeur de la Pouille profonde. Ici, la chaleur était intense. A 14h, il faisait 40 °C, je n’en revenais pas. On va cuire ici!! C’était un bon début pour les vacances.emoticone

Finalement, nous avons appelé les propriétaires qui sont venus nous chercher. Enfin arrivés, nous faisons connaissance avec la famille MARRA. Salvatore et Maria nous accueillent chaleureusement. Ils ont deux petites filles, Alice (6 ans) et Asia (1 an), adorables. Notre logement se situe au-dessus de leur jolie maison, couleur rouge brique.

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La piscine, nous fait un clin d’oeil, en passant. Je crois qu’on va bien en profiter, avec la chaleur qui fait ici.Cool

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Le jardin, essentiellement constitué de variétés de palmiers et de Cactus, est très bien entretenu et Maria nous a préparé des petits plats régionaux à emporter, pour notre dîner. Quant à Salvatore, ils nous apportent le vin et l’huile d’olive qu’il fabrique lui même à partir de ses récoltes.

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Nous nous installons. La maison est confortable, il y a l’air conditionné dans les chambres et les moustiquaires sont posées aux fenêtres, ouf!!!Une grande loggia équipée d’un salon en rotin sera notre refuge. Les filles sortent le jeu des cartes et prennent leur aise. Il faut dire que le voyage a été long et pénible sur la fin. Les propriétaires nous invitent à prendre un verre sur leur terrasse, et nous donne quelques informations sur la région du Salento. Salvatore nous fait visiter sa propriété, dont il peut être fier. Un beau potager, des arbres fruitiers et quelques animaux, dont un âne que l’on entendra brailler régulièrement.emoticone

 

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Le lendemain, nous nous reposons avant d’aller en fin d’après-midi sur la côte Ouest, à la plage. Nous optons pour la plage surnommée « les Maldives », près de Torre Pali. C’est noir de monde et l’appellation « Maldives » ne nous semble pas justifiée. Les filles repèrent rapidement des activités nautiques à sensation; La « Banane » et le net plus ultra, le « Skyfish ». Comme son nom l’indique, le poisson pneumatique est tiré à grande vitesse par un bateau. L’engin décolle puis s’envole pour retomber par à coups sur l’eau. Le but étant, bien entendu, de rester accroché le plus longtemps possible. Elles négocient le prix et les voilà parties.

 

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Quelle rigolade!! emoticoneDes sensations, elles en ont eu, mais c’était le but, non ?? Le lendemain, les courbatures se faisaient sentir.

En revenant, nous assistons à un spectacle historique « Contrées et chevaux » dans la petite ville de Ruffano.

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Le lendemain, nous décidons d’aller sur la côte sauvage. Une route panoramique de 50 km parcourt la côte d’Otranto à Santa Maria di Leuca.

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L’eau turquoise d’une clarté incroyable, invite à la baignade. Il n’y a pas vraiment de plage, à proprement parlé, mais on peut s’arrêter pour piquer une tête.

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Mais attention les pieds!! Il est préférable de garder ses tongs à ses pieds pour nager car les Oursins sont bel et bien là, quand on veut remonter sur la roche. Célia en a fait les frais!!Cri

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A  » Santa Cesarea terme », le palais Sticchi, à l’architecture mauresque, domine la mer. Ici l’Orient n’a jamais été aussi proche!!.

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Par temps clair, on peut voir la Grèce. D’ailleurs, il existe encore de nos jours des communautés d’origine grecque dans lesquelles langues et traditions helléniques sont bien présentes.

Nous déjeunons à Santa Cesarea tout près d’une charmante église.

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Le lendemain, nous louons un bateau à moteur de façon à découvrir la côte Est de la mer (Locations « Colacimare » à Santa Maria di Leuca, tel 338 1184414). De nombreuses grottes dans les falaises sont visitables à pieds ou en bateau. La négociation avec les loueurs prend un peu de temps car normalement ils limitent la distance de navigation à 10 Km de part et d’autre de Santa Maria di Leuca, ce qui est peu pour toute une journée de location. Ali présente son permis de mer et les loueurs promettent de nous venir en aide même si on dépasse cette distance. Ce qui est rassurant!!.  Nous voilà partis pour l’aventure.emoticone

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Les grottes sont fascinantes mais il est difficile de manoeuvrer à l’entrée. Après quelques frayeursemoticone , nous repartons pour admirer d’autres endroits.

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Au loin, on devine une petite plage de sable, à droite d’un charmant port. Il s’agit du port de Tricase. On demande l’autorisation de stationner 1 heure et c’est accordé. La baignade, la sieste et les boissons fraîches nous ressourcent.emoticone

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On repart à toute vitesse, si bien qu’on en a presque perdu le auvent du bateau!!.emoticone

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Les sensations sont bien là. Les filles conduisent à tour de rôle le bateau. Elles adorent..emoticone

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On se dirige vers la côte Ouest et après avoir mis l’ancre, on se fait une série de sauts en mer (figures de style!!) depuis le bateau. Je vous épargne les photos!! emoticone

Fatigués, mais avec le sentiment d’en avoir bien profité on rentre dans notre campagne profonde. Salvatore et Maria nous ont préparé un cageot de fruits et légumes de leur potager ainsi que quelques plats cuisinés par Maria. Nous apprécions leur générosité et leur gentillesse. On les invite pour un apéritif improvisé sur notre terrasse. Du Spritz au programme!!On ne change pas les bonnes habitudes!!emoticone

Le lendemain, nous profitons de la piscine tandis que Lina fait sa première leçon de conduite dans la campagne, au côté d’Ali.  Puis j’emmène les filles à la plage. Un vent terrible souffle dans la région, mais il fait beau et chaud. Torre San Giovanni (côte Ouest) leur plait.

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Les vagues nous amusent et j’en perd mes lunettes de soleil. L’eau claire, le fond sablonneux et la faible profondeur me donne espoir, mais il sera impossible de remettre la main dessus, la force des vagues étant trop puissante.Triste Pendant ce temps, les filles découvrent un bar sur la plage à l’ambiance « cocktail Moritos-musique à fond et drague ». Je sens les regards des jeunes hommes se poser sur « mes minettes »emoticone. L’endroit ne me plaît guère, il me sera difficile de les y extirper. !!! Retour à la niche, on oublie rapidement ce petit malentendu.

Nous partons avec Ali, visiter le charmant village de Specchia, à quelques kilomètres de Ruffano.

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En cette fin d’après-midi, la lumière est magnifique sur les vieilles pierres de Specchia. La place centrale rayonne sous un croissant de lune.

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Nous nous promenons dans les ruelles de cette cité et nous tombons sur une devanture de magasin que je dédicace à mon papa. Tu vois, même dans la Pouille profonde, on déniche des choses incroyables !!!emoticone

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Nous visitons une exposition d’art contemporain dans les anciennes caves du château de Specchia.

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Puis, nous nous arrêtons acheter quelques spécialités culinaires dans une trattoria du coin (Trattoria-Rosticceria Labettola). Fabuleux!!

De retour à la maison, nous apprenons qu’il y a une Sagra (fête culinaire typique) à deux pas d’ici. On déguste quelques spécialités dans une ambiance campagnarde familiale.

Nous ne pouvions pas partir sans visiter la ville de Lecce, Capitale du Salento,  joyau des Pouilles.

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On la surnomme « la Florence des Pouilles » tant son charme Baroque est flagrantClin doeil. La piazza del Duomo, dont la caractéristique est d’être entièrement fermée par des monuments à l’architecture baroque du XVII ème siècle, donne l’impression d’un décor de théâtre.

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Le campanile, surmonté d’un dôme en céramique, domine cette place.

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En se promenant dans les rues de Lecce, on peut admirer les nombreuses églises, portails de palazzo, balcons et hauts de fenêtres soigneusement sculptés. Anges, Saints et têtes d’animaux décorent la ville de toute part.

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Le secret de Lecce est dans sa pierre. Le tufeau, composé à 65 % de chaux, est une pierre tendre à la couleur blonde, responsable de la chaleur qui émane de cette ville.

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Sur la très animée, piazza Sant’Oronzo, on peut admirer la statue de Saint-Oronce, patron de la cité de Lecce, qui se dresse au sommet d’une des deux colonnes qui marquaient la fin de la via appia à Brindisi, aux portes de l’Orient.

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La découverte récente des restes d’un amphithéâtre romain datant du IIème siècle après JC en a fait un intérêt majeur. Il pouvait contenir jusqu’à 15000 personnes.

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L’ancien palazzo del sedile (siège de la mairie jusqu’au 1851) est aujourd’hui le lieu d’expositions temporaires.

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Le château édifié par Charles Quint au XVI ème siècle se trouve, lui, un peu plus loin, au niveau des remparts de la ville.

La Basilique Santa Croce de Lecce (XVI et XVII ème siècle) est l’oeuvre la plus représentative de l’Art Baroque à Lecce. Giuseppe Zimbalo et Riccardi en sont les artistes maîtres.Innocent

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A l’intérieur, on peut admirer le plafond en bois et les colonnes sculptées.

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Dans la chapelle du côté gauche, on trouve les scènes de vie de Saint-François sculptées par le grand-père de Giuseppe, dans les bas relief du maître autel.

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Lecce est réputée également pour ses figurines en Cartapesta (pâte à papier) finement décorées, qui en font une spécialité artistique.

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Cet art datant du baroque tardif consiste à enrouler les feuilles de papier « écrasé » sur la base d’un squelette empaillé, de façon à modeler le corps d’une figurine. Les parties extrêmes du corps seront réalisées en terre cuite puis l’ensemble passé à la flamme sera pour finir, coloré. Ces figurines animent les crèches et les processions religieuses.

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Le dernier jour, d’un commun accord, nous le consacrons à la baie d’Otranto. Otranto, port de pêche depuis toujours, fût autrefois la capitale de la terre d’Otranto, dernier réduit des Byzantins résistants aux Lombards puis aux Normands. Au XV ème siècle, ce sont les Ottomans, qui s’emparèrent de la ville. Historiquement, on voit que cette région a subit de nombreuses intrusions, comme le montre cet important château Aragonais, dominant la mer.

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C’est sûrement la raison pour laquelle, ont été édifiées au XIV ème siècle, de nombreuses tours sur la côte. La surveillance des mers était une priorité à l’époque. emoticone

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Installés confortablement sur le plateau des falaises rocheuses, le saut de 4 m de hauteur a été l’activité principale de l’après-midi, quand on arrivait à dominer sa peur!!. Pour ma part, je n’y suis pas arrivée. C’est pas mon truc…Mais ceci ne m’a pas empêché de profiter de l’eau turquoise.

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Le soir, Salvatore nous attendait avec son ânesse, répondant au doux nom de Kika, pour un tour en charrette dans la campagne avoisinante. A tour de rôle, nous partagions un dernier moment avec la famille de Salvatore.

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Le lendemain, après des au-revoirs chaleureux, nous quittâmes cette magnifique région du Salento pour notre Roma éternelle. emoticone

Bonne lecture………

 

 

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